Chapitre 41

Chapitre 41




POV Bill


Je le regarde dans le blanc des yeux. J'essaye d'y connaitre et d'y comprendre la raison de son silence. A vrai dire, il a plus l'air surpris qu'hésitant. Il semble s'interroger sur le pourquoi de ma question. C'est pourtant simple. J'ai envie de l'entendre dire ce qu'il ressent pour être rassurer à ce sujet.

Je suis lassé d'en douter de plus en plus chaque jour.

Nous sommes si près l'un de l'autre. Pourtant, je me sens si loin de lui. C'est comme ci le voir se taire imposait une barrière entre nous.

Il attend que je dise quelque chose mais ce n'est pas à moi que l'on a posé une question. Surtout, une de cette envergure.

Il y a des fois, où j'ai du mal à saisir sa logique.

Je baisse la tète. Je suis désespéré. Il en est incapable. Il faut que je me fasse à cette idée. J'en ai beaucoup trop de mal.

Trop déçu, pour ne pas le lui dire, je laisse échapper, de ma gorge serrée :

Bill :- Tu n'arrives pas à me répondre.

Mes mains ont tremblé pendant que je lui disais cette phrase. Je les serre et relève la tète. Je ne vais pas craquer à nouveau. Je l'ai trop fait ces derniers temps. Je ne suis pas du genre à me montrer aussi faible.

Il secoue la tète. Il n'accepte même pas cette réalité. Il n'est pas capable de me dire s'il m'aime ou non alors qu'il n'y a que ces deux choix là. C'est noir ou blanc et non gris.

Il fuit mon regard, encré dans le sien depuis avant. Je ne veux pas qu'il agisse ainsi.

Il baisse la tète. Je crains le pire. Je sais déjà ce qu'il va dire avant même qu'il ne le fasse. J'ai presque envie de partir, pour ne pas l'entendre. Ce qui m'empêche de le faire est que je n'en peux plus. Je suis lassé d'imaginer ce que je ne veux pas qu'il soit.

Tom :-Non, je n'y parviens pas. Je ne sais pas pourquoi. Tu sais, je ...

« Driiiiing »

Ma mère commence à s'impatienter. On doit avoir plus de quarante minutes de retards. Elle a assez patienté. Moi aussi.

Je redresse de mon doit la tète de Tom Je veux que son regard soit dans le mien lorsque je serais si ce que je crains est la stricte vérité.

Bill :-Maintenant, Tom, tu me le dis. Est-ce que tu ... ?

Il m'interrompt, me criant quasiment dessus :

Tom :-Bill, Tu le sais très bien !

Je le coupe en piégeant son menton entre mes ongles :

Bill :- Non, justement !

Il m'interroge du regard. Je relâche la pression de ma main. Il n'a même pas remarqué mes interrogations, mes doutes, mes peurs, et tout ce qui les accompagnent. Il faut dire que je les ai bien cachées.

Tom :- Bill, Qu'est ce qu'il t'arrive ? Pourquoi me le demandes-tu ? Pourquoi en doutes-tu ? Pourquoi tu ne...

Je le coupe d'avantage, serrant d'avantage mon emprise :

Bill :- Pourquoi ne me le dis tu pas ?

Je le supplie presque. Ma main tremble à nouveau, sans le lâcher. Je suis à la fois énervé et triste. Je lui fais peu être mal mais lui m'en fait dix fois plus. Je fais tout pour ne pas craquer. Merde. Comment se fait t-il que la seule fois ou j'ose croire en une histoire, celle-ci débloque sur toute la ligne ?

Je retire ma main. Je le fixe, les sourcils froncés.

Tom :- Calme toi, Bill. Je t- ...

Une nouvelle fois, je lui coupe la parole :

Bill :- Tais toi, et dis le moi, di moi que tu ne m'aime plus, plus comme avant ! Tu en as enfin l'occasion, profites-en !

Il secoue la tète. Les marques du bout de mes ongles ont abimées sa peau. Je n'en ai rien à faire. Elles partiront de toute façon.

Tom :- Non ! Tu as tout faux ! J'allais te dire le contraire !

Ce qu'il ne comprend pas est que le prétendre et le dire n'a pas du tout la même valeur. Un « Je t'aime » masqué par d'autres mots n'est pas à la hauteur d'un prononcé sans être caché par ceux-ci.

Bill :-Tom, il y a des fois où tu me désespère....

Ces mots sont sortis tous seuls de ma bouche. Je le pense tellement fort que je n'ai pas pu les en empêcher.

Je me rapproche encore plus de lui, avec toujours ce même regard. J'essaye de paraitre fort, mais au fond de moi, c'est loin d'être le cas. J'en envie de pleurer, de crier, tant la tristesse et la haine bouillent en moi.

Tom :- Bill, bien sur que je t'aime, que vas-tu t'imaginer ?

Il souffle, comme pour se donner du courage. Mon c½ur bat à mille à l'heure. Je ne peux pas lui en offrir.

Il reprend :

Tom :-Tu es la première personne qui compte à mes yeux... Je t'aime comme je n'ai jamais aimé personne. J'ignore comment je serais si tu ne serais pas là, si tu ne m'aimerais pas, si ...

Une larme s'écoule, malgré moi. Il l'a vu. Je baisse la tète et me blottis contre Tom. Il n'y en a eu qu'une et elle restera la seule. J'avais seulement besoin de tout évacuer. Tom referme les bras sur moi. Il frisonne. Ma gorge est toujours aussi serrée, mais je suis soulagé.

Tom :-Bill...

Je me sens libéré d'un poids qui pesait de plus en plus sur mes pensées. La main de Tom posée sur mon dos me rassure. Il répète mon nom d'une voix désespérée. Je veux juste qu'il se taise.

Il essaye de m'expliquer pourquoi c'est si dure. Je sais que ca l'est. J'ai tout à fait conscience qu'exprimer ses sentiments, même si ce n'est pas la première fois, n'est pas aussi simple qu'il semble l'être. Dire « Je t'aime » à la personne avec qui l'on se trouve n'est pas une si mince affaire qu'on ne le pense. J'ai pu en faire l'expérience.

Je relève ma tète, me décolle légèrement de lui, et le regarde. S'il savait comme je me sens sur un petit nuage maintenant qu'il me l'a dit. S'il savait comme je l'aime.

Bill :- Je sais, Tom. Ce n'est pas si simple.

Il efface de son doit la trace grise de ma larme. Les yeux qu'il pose sur moi son touchant. Il se met à bafouiller :

Tom :- Je ne comprends pas pourquoi, je n'arrive pas l'expliquer.

Oui. On s'en fout. Maintenant que je suis rassuré. .

Bill :-A défaut de ne pas en comprendre la raison, on pourrait peu être se le dire plus souvent...

Il hoche la tète, avec une espèce de timidité. Je souris et lui dis :

Bill :- Je t'aime plus que tout...

Je me rapproche de lui. Il me sourit. J'arrive à le lui dire maintenant. J'ai envie de le faire s'en m'arrêter, à l'en lasser.
Je m'apprête à lui dire « à toi » mais il le fait bien avant :

Tom :- Je t'aime ...

« Driiiiing » « Driiiiing » « Driiiiing »

Mon sourire s'agrandit. Qu'elle aille se faire voir avec ses sonneries. Je veux juste l'entendre me le répéter, sans m'en lasser :

Bill :-Comment ?

Il lève les yeux en l'air et m'embrasse du bout des lèvres avant de me dire :

Tom :- Fort...

Je l'embrasse en surface, plus qu'heureux ; et lui repose la même question, faisant mine de n'avoir pas bien entendu :

Bill :-Comment ?

Il rit doucement. Il m'embrasse de la même manière qu'auparavant avant de me dire :

Tom :-Toujours aussi fort...

Je ris à mon tour et l'embrasse une nouvelle fois. Je pourrais continuer sans cesse.

Bill :-Co...

Il me coupe :

Tom :-Fort, Bill. Très fort même. Je t'aime très fort...

Je ne peux m'empêcher de sourire. Je place ma main sur le mur, de façon à ce que je sois le plus proche possible de lui. Je me perds dans la couleur de ses yeux. On ne dit rien mais tout y passe. Je sais qu'il n'attend qu'une seule chose : que je me rapproche de lui pour l'embrasser. Moi aussi d'ailleurs.

Avant de faire quoi que ce soit, je lui souffle :

Bill :- Tu as oublié...

Je capture ses lèvres sans dire la suite de ma phrase. J'aime temps leur gout que je ne peux m'empêcher de les savourer. Je laisse ma langue s'y mêler en passant sur ses dents et se faufiler lorsque celles-ci se soulèvent. Elle retrouve sa voisine pour qu'elle puisse se frôler, se toucher, se câliner et enfin se séparer, sentant une dernière fois son souffle frôler mes lèvres. Je frisonne sous la sensation.

Tom :-Qu'est ce que j'ai oublié ?

Mes lèvres s'étirent.

Bill :-Tu vois, je t'ai dis que je t'aimais plus que tout, tu m'a dis que toi aussi, je t'ai demandé de quelle manière, tu m'as embrassé et tu m'a dis « fort », je t'ai embrassé et comme je n'avais pas bien compris...

Il rit. Je continu :

Bill :-Je t'ai demandé de répéter, et puis tu m'a

Il me coupe :

Tom :- Je vois.

J'hausse un sourcil et le provoque du regard avant de lui dire :

Bill :-Alors, qu'est ce que tu attends ?

Il ne dit rien et m'emprisonne les lèvres. Je ferme mes paupières. Cette réponse est la seule que j'attendais. Ma main, auparavant sur le mur, se place sur ses hanches. Les siennes m'encerclent le cou. Ma bouche s'ouvre en un sourire pour laisser passer sa langue. Elle n'attend pas bien longtemps avant de le faire.

???:-Hum !

C'est fou comme il embrasse bien, surtout après ce qu'il vient de se passer. J'hausse, malgré moi mes mains, faisant monter avec le tissus. Je le sens frissonner. Je ne veux pas plus que ce qu'il est en train de me donner mais c'est plus fort que moi. Il le sait très bien.

???:- Vous chercher vachement le portable !

Je me mets à rire contre ses lèvres. Il se retire, gêné. Ma mère se trouve dans l'entrée de la porte, l'air désespéré.

La mère :- Ah les jeunes, de nos jours ! Allez, on y va, on a presqu'une demie heure de retard à cause de vous !

Tom me regarde, et j'éclate de rire. Ca fait du bien. Ma mère lève les yeux en l'air et nous indique du doigt de passer devant elle. On fait ce qu'elle nous indique, sans trop penser à faire le contraire et nous asseyons à l'arrière.


Plusieurs heures de route plus tard ....


POV Tom


Je n'ai aucune idée de l'heure qu'il est. Je pourrais regarder sur la montre de la voiture mais ne le fait pas. J'espère qu'il est plus que midi, sinon je pette une pile. A chaque fois que j'y jette un coup d'½il, je me dis que le temps passe beaucoup trop lentement.

Bill s'est endormis quelques minutes après que nous soyons partis. J'ai fait de même mais me suis réveiller peu de temps après Je ne peux rien faire d'autre que de regarder le paysage défiler. Je n'ai pas vraiment pensé à emmener mon mp3 ou autre chose. Je n'ai sur moi, que mon portable. La musique qu'écoute Bill n'est pas celle que je supporterais pendant des heures.

Il y a un détail auquel je n'ai pas songé dans tout ce chamboulement. Je n'ai pas réfléchis au fait que ma mère se demandera pourquoi je ne suis pas à la maison lorsqu'elle rentrera. Il m'étonnerait beaucoup qu'elle apprécie que je sois parti à l'autre bout du pays sans la tenir au courant, quelque soit le motif. J'ignore si lui dire la vérité est le bon choix. Peu importe, je trouverais bien quelque chose.

Bill :-Mumm...


POV Bill


Je m'étire autant qu'il est permit et me frotte les yeux. Je me sens vraiment mieux maintenant que j'ai dormis. De plus, j'ai fait un rêve vraiment paradisiaque.

Bill :-Tom ?

Il tourne la tète vers moi.

Bill –J'ai dormis combien de temps ?

Il regarde l'heure avant de constater :

Tom :-Ben vu qu'il est deux heures de l'après midi, un bon moment.

Bill :-Et tu as fait quoi pendant tout ce temps ?

Il me fait une grimace qui veut tout dire. En clair, il s'est tordu les doigts pendant toute la durée du trajet. D'un coté, il n'avait rien d'autre à faire.

Tom :-J'ai un peu dormis mais largement moins que toi.

La mère :-Les garçons, vous n'avez pas faim ?

Je regarde Tom qui hoche la tète. Dormir creuse, et nous semblons du même avis.

Bill :-Si.

La mère :-Ok, On s'arrête à la prochaine aire d'autoroute.

Je m'étale de tout mon long sur Tom, la tète sur ses genoux.

Il me regarde avec des yeux écarquillés avant de me dire :

Tom :-Tu n'as pas assez dormis ?

Je lui réponds, d'un ton qui se veut des plus naturels :

Bill :-Si, si...

A ces mots, je me remue tout en le fixant.

Bill :-Je n'ai pas besoin d'avoir de raison pour...

Il secoue sa tète, tout en se précipitant :

Tom :-Oui, oui ca va, j'ai compris !

Je me mets à rire. Je suis d'accord qu'il y a faillit avoir un sens pervers dans ma phrase mais j'allais tout faire pour ne pas le faire transparaitre. Un « me mettre sur toi », un « m'allonger sur toi », et encore moins un « mettre ma tète ici » n'aurait jamais été prononcés.

Il feint de bouder. Sa réaction plus qu'enfantine accroisse mes rires. S'il voyait sa tète, il se dirait qu'il est ridicule. C'est à peine s'il s'en rendait déjà compte.

Tom:-Roof, Bill, ce n'est pas drole.

La mère: Voila, on va quand même se dépêcher, on est plus qu'en retard avec vos histoires.

Elle est stressée. Lorsqu'elle est ainsi, il ne vaut mieux pas lui adresser la parole, surtout si je suis le principal responsable. Elle se gare et sort de la voiture, je me retire de Tom, en lui effleurant du bout du doigt son menton. Je sais qu'il n'est pas vexé. C'est d'ailleurs pour cette raison que je me permets de le taquiner.

Je sors de la voiture et rejoins Tom. Je lui prends la main et lui demande, connaissant déjà la réponse :

Bill :- Vexé ?

Il lève les yeux en l'air, puis me réponds :

Tom :- Tu le sais très bien...

Je me rapproche de lui et lui colle un baisé au coin des lèvres. Je lui fais un énorme sourire et accélère le pas, pour rejoindre ma mère qui doit avoir un pétard dans le cul pour marcher à cette vitesse.


....Au beau milieu de l'après midi...


POV Tom


Bill : Jamais, t'entend : JA-MAIS !!!!


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Coucou !!! !!

Alors, voici un nouveau chapitre ...

Vous aimez ? Vous aimez pas?

Les trois derniers chapitres ne devaient n'en fait qu'un seul ... Bref...

J'arrive pas à faire court !

Enfin, je pense que c'est surtout à cause du sujet de ce chapitre ^_^. Donc je suis désolé pour ceux qui trouvent que l'histoire ne bouge pas mais pour moi , elle néccéssitait d'avancer à cette vitesse.

Le genre de passage qu'on peut pas bacler vite fait bien fait ( bien que je ne l'ai jamais fait ).

Sinon, j'ai calculé et il se trouve que ma fiction comptera encore dans les sept, maximum dix articles ( épilogue y compris ) à venir.

Donc la fin s'approche et tout s'accelera ou se ralentira selon le point de vu (vous verrez déjà ) .

Sur ce,

Bisous!



____________________________________________*****Jeth*****
# Posté le mardi 11 novembre 2008 10:21

Chapitre 42

Chapitre 42


POV Tom


J'ai vraiment envie de me boucher les oreilles. Depuis plus de trois quart d'heure, la guerre a éclaté entre Bill et sa mère. Elle n'aurait pas dut aborder le sujet. Bill s'est tout de suite mis à crier lorsqu'elle la fait. Elle n'a pas apprécié et a commencé à lui citer tout les cotés positifs de ce déménagement. Maintenant, ils sont là en train de se contredire. Je crois qu'ils n'écoutent même pas ce que l'autre défend. Ils sont tous deux bien décidés à avoir raison et certain que ce soit le cas.

J'ai mon propres avis sur cette affaire. Ils auraient dus en parler beaucoup plus tôt. Maintenant, le déménagement est quelque chose de plus que sérieux. Rien ne sert à en discuter, sa mère ne changera jamais d'avis.

Je me tais. Je ne vais pas intervenir maintenant. Ce n'est pas moi qui changerai la situation.

Sa mère, met le holà en tapant fort sur la siège d'à coté. Elle poursuit, d'un ton rude :

La mère : - Bon, maintenant, Bill, tu arrêtes !!! On arrive bientôt et je ne tiens pas à visiter notre futur logement dans ces conditions !!!

Il reprend de plus belle :

Bill :- Tu as au moins écouté ce que j'avais à dire, ce que j'...

Elle le coupe :

La mère :- Et toi ? As-tu tenté de me comprendre ? Qu'est ce qu'il t'arrive en ce moment ? Tu es nerveux et tu t'énerve pour un rien !!!

Bill :- Tu me poses encore et toujours la question alors que je viens d'y répondre.

Cette fois ci, Bill n'a pas crié. Il avait plutôt l'air déçu. Il n'ajoute plus rien et regarde par la fenêtre. Il est vrai qu'il passe du meilleure au pire et vice versa en se moment.

Je me sens aussi mal ces derniers temps. Plusieurs sensations se mêlent sans cesse : la haine, la rage, la tristesse, la colère, le gène et maintenant le mal aise.

Plus personne ne parle. Le silence est pesant. Je reste muet. Je n'ai rien à dire .Son regard est vide. Il a l'air complètement perdu. Perdu dans ses pensées. Je n'aime pas quand il est comme ca. Je sais ce que c'est et ne supporte pas l'idée de le voir ainsi.

La voiture se gare devant une maison aux murs blancs. Sa mère s'écrit tout en prenant son sac à main posé à terre :

La mère :- C'est ici, on descend.

Sans rien rajouter de plus, Bill se défait de sa ceinture et ouvre la porte. Je sors de la voiture et le rejoins à l'extérieur. Il est toujours assit. Il n'a pas l'air motivé pour la visite.

Sa mère a déjà fait plusieurs pas. Il me regarde avec ses yeux tristes. Je me sens mal. J'ai le c½ur serré. Cette sensation se répète beaucoup trop souvent ses derniers temps.

Tom :- Viens...

Je lui tends la main et essaye de ne pas laisser transparaitre ce que je ressens. Si je le fait, ce sera encore plus pénible. Il me la prend et se lève. Je lui fais un petit sourire qu'il ne me rend pas. J'ai pourtant tenté de paraitre sincère...

On rejoint sa mère qui a appuyé sur la sonnette à notre vue. Quelques secondes plus tard, une femme blonde âgée d'une quarantaine d'années nous ouvre, un sourire commercial coincé aux lèvres.

La dame :- Bonjour, Mme Pfeiffer, je suppose ?

Elle sert la main de sa mère, puis celle de Bill. De la même expression de visage, elle lui demande ?

La dame :- Vous devez être son fils. Vous vous nommez ... ?

Il l'imite sarcastiquement, avant de lui dire :

Bill :- Parfaitement. Bill.

Elle lui sourit et se tourne vers moi et me tend sa main. Elle me la serre et me demande d'une voix beaucoup trop mielleuse :

La dame :-Et vous ? Vous être certainement son frère ?

Je n'aime pas cette femme.

Je suis sur que le lien que j'entretiens avec Bill est le dernier de ses souci. Ce quel veut est juste vendre, rien de plus. Pour cela, elle a choisit la carte de la sympathie. La fausse sympathie qui ne vient pas du c½ur mais du gout de l'argent. Non, vraiment, je ne l'aime pas.

Tom :-Euh, non pas exactement.

Elle m'interroge du regard, beaucoup trop curieuse à mon gout. Je sens une pression sur ma main et le regard de Bill posé sur moi. Je vois que je n'ai pas le choix. Je vais le regretter, sinon.

Tom :- Je suis son petit ami.

Elle se gratte la tète, essayant de cacher sa stupéfaction, toussote nerveusement, puis, enfin se reprend :

La dame :- Très bien. Suivez-moi.

On fait se qu'elle nous indique. Bill passe devant moi, en me faisant un petit sourire fière. Je le lui rends. S'affirmer me fait, mine de rien le plus grand bien.

On rentre dans une entrée des plus basiques. La femme nous sourit et nous dit, chantonnant presque :

La dame :- Voila, le début de la visite. Qu'en pensez-vous ? Spacieuse, non ?

Bill :-Je n'ai jamais vu une entrée si hostile. La première chose que l'on voit est un mur. C'est sur que ca fait tout de suite très accueillant.

La dame écarquille les yeux. Wow. C'est sur qu'il a tout de suite coupé son élan. Elle s'appétait certainement à vanter le domicile. Elle ne le peut plus vraiment, maintenant.

La dame :- Oui, un peu. Mais vous verrez, le salon est très moderne, suivez moi.

La tète qu'elle fait me donne envie de rire. Elle a essayé de se reprendre mais n'a pas réussit. Elle voit très bien que Bill ne porte pas la maison dans son c½ur. A sa place je tenterais de convaincre sa mère.

On la suit. Le sourire de Bill s'est élargit. Comme je le connais, il va prendre un malin plaisir à la faire tourner en bourrique.

Nous arrivons dans la pièce. Elle n'a rien d'extraordinaire.

La dame :-Vous voyez, il est très bien éclairé, exposé en plein...

Il la coupe :

Bill :-Petit aussi, je me demande s'il y a la place pour y mettre un canapé.

J'étouffe mon rire. Oui, j'avais raison.

La dame :- En plein ouest, donc et ...

Elle manque d'arguments. C'est plus que tordant.

La dame :- Euh... passons à la cuisine...

Elle a l'air désespérée, sa mère : énervée. Elle a certainement remarquée son petit jeu.

Nous rentrons dans la pièce. Celle-ci est grande et meublée. Je ne vois pas vraiment ce que Bill peu trouver à en redire. J'ai hâte de le découvrir.

Bill :-Tom, viens par là...

Il me fait un clin d'½il très significatif. Je vais vers lui. Il me dit, d'une petite grimace sur jouée :

La dame : Nous pouvons dire que la cuisine est la pièce centrale de la maison. Effectivement, elle possède tous les ...

Il s'exclame :

Bill :- Tu crois qu'il y a assez de place sur ce comptoir, pour cuisiner ?

Je retiens mon rire. Lui, à en jugé son air fier, donne plutôt l'impression d'avoir de la suite dans les idées. La blonde se gratte une nouvelle fois. Je ne peux m'empêcher de laisser échapper un petit rire. C'est plus fort que moi. Il lui demande :

Bill :- Vous nous montrez la pièce suivante ?

Les yeux de sa mère sortent presque de ses orbites. Je ris, Bill aussi. Avec ses sourcils froncés, elle me rappelle qu'il vaut mieux que je me retienne.

La mère :- Bon, maintenant, Bill, ca suffit !!!On va partir, au revoir madame...

Elle le prend par le bras et le mène en dehors de la pièce. Il la suit, sans rien dire, toujours cet air fière occupant son visage. Je fais de même sans trop avoir le choix, sous l'air ébahit de la femme.


...Quelques minutes plus tard...


On sort de la voiture entre deux hurlements de sa mère. L'ambiance est montée d'un grade mais Bill, contrairement à tout à l'heure a préféré rester de marbre face à ses cris. Je n'avais plus du tout envie de rire. J'aurais agis de la même manière à sa place. La meilleure façon de ne pas aggraver son cas, est de se taire.

La voiture démarre, nous laissant seuls, au centre ville. La main de Bill prend la mienne et me tire vers la droite.

Bill :- Viens, on va se poser.

J'acquiesce d'un hochement de tète. On s'assoit sur un banc parmi tant d'autres en plein milieu de la place publique. Il soupire. Je souris à cette écoute. J'ignore combien de fois il a râlé aujourd'hui.

Bon, je peux le comprendre.

Tom :- T'as fait fort, quand même ....

Il pose sa tète sur mon épaule et souffle une nouvelle fois d'exaspération avant de me dire :

Bill :- Je sais.

Ses doigts caressent les miens, les massent. Il s'amuse à les faire se séparer et se retrouver en douceur. Je les regarde et je suis certain qu'il fait de même.

Je sais comme il est. Il n'en a rien à faire du tour qu'il vient de jouer à sa mère.

Après tout, je n'avais pas la volonté d'en parler longtemps. Je veux me détendre, dés à présent.

J'ai besoin d'une tendresse plus grande. Ce n'est pas vraiment un élan d'affection mais de l'envie d'en recevoir. Je lui demande, d'une petite voix, comme pour être sur qu'il réponde par l'affirmative :

Tom :-Bill ?

Il me dit d'un ton presque endormis :

Bill :-Mh ?

Tom :- Tu n'as pas envie de me faire un câlin ?

Il ne me répond pas mais enlève sa tête de mon épaule, pour me faire face et finir par m'enlacer. Voila ce que je voulais. Je calle délicatement mon menton là où il a l'habitude de se loger et hume son odeur. Je soupir, de bien être cette fois ci.

On ne dit plus rien. Le silence n'a rien de dérangeant. Mes paupières s'abaissent. Se sentir aimé est tellement agréable...

Bill :- Ca fait combien de temps que l'on est ensemble ?

Je rouvre mes yeux. J'ignore depuis quand nous sommes en couple.
Je sais que l'on a fait connaissance à la rentrée des vacances de Noel, d'une manière très originale d'ailleurs...
Je sais que l'on s'est embrassé, une fois, lors d'une coupure d'électricité. Je sais que l'on s'est avoué nos sentiments bien des jours plus tard, que l'on a fait l'amour peu de temps après.

Pourtant, je suis incapable de me souvenir de la date précise du début de notre liaison. C'était début janvier, c'est certain. Mais je n'en sais pas d'avantage...

Tom :- Je n'en sais rien, ce n'est pas important...

Je sens sa main s'abattre dans mon dos et son étreinte se renforcer. Elle se calme très vite. J'ai très bien compris ce que ces gestes signifient. Il aurait préféré que je connaisse le nombre de jours.

Je me sépare de lui et lui demande :

Tom :- Tu en as une idée toi ?

Il me répond immédiatement, tout en me fixant :

Bill :-Aucune, mais j'aimerais en avoir une...

Je réfléchis à une solution que je trouve tout de suite :

Tom :-Et bien, nous sommes ensemble depuis début janvier et maintenant, nous sommes en mai. On a qu'à faire la différence entre les deux et on verra b...

Il me coupe précipitamment :

Bill :- Bientôt cinq mois !

Ses yeux sont écarquillés. Je n'en reviens pas. Je ne trouve rien d'autre à dire qu'un :

Tom :- Wow.


POV Bill


Je suis sur le c*l. Je n'ai jamais tenu autant de temps. Jamais je ne suis resté aussi longtemps avec un mec. J'avais très bien remarqué que c'était le cas, mais jamais je n'ai pensé que voila près de cinq mois que l'on est ensemble.

Tom :-Tu as battu ton record.

Je lui souris.

Bill :- Je n'ai jamais « tenu » cinq mois...

Il balance son indexe de droite à gauche, puis me dis :

Tom :- Tu n'es pas encore à cinq mois...

J'hausse les épaules.

Bill :- C'est tout comme.

Il secoue la tète très vite.

Bill :- Tom, on a jamais accordé de l'importance aux dates, on ne va pas commencer à le faire.

Il fronce les sourcils et prend un air songeur avant de dire :

Tom :- Ben...

Je le coupe :

Bill :-Quoi, tu veux que l'on ... ?

Bizarrement, je ne trouve pas de mots. Je ne pensais pas qu'il le souhaitait. Je n'y ai jamais songé, à vrai dire.

J'écarte mes bras et fait de grands gestes. Oui, je suis vraiment à court. Il me prend les mains pour que je cesse de le faire et me répond :

Tom :- Ben ouais.

Je l'interroge, aussitôt :

Bill :- Tu l'as toujours voulu ?

Il n'hésite pas, à mon plus grand étonnement.

Tom :- Euh... non mais maintenant que je me rends compte que l'on est ensemble depuis cinq mois, j'aimerais marquer le coup...Pas toi ?

Bill :- SI !

Tom :- Alors, c'est ok ...

Je lui souris. Je n'ai jamais fêté les anniversaires de rencontres. Il faut dire que je n'ai jamais eu l'occasion de le faire. Des relations qui atteignent rarement le mois ne valent pas la peine de marquer le coup.

Tom a ce satané regard auquel je ne peux m'empêcher de me perdre. Je lui dis, sans le quitter :

Bill :- Il faudra trouver un jour...

Il hoche la tète et me sourit. C'est bizarre de chercher le jour que l'on devrait connaitre tout deux. Normalement, on devrait le connaitre. Mais après tout, les dates précises n'ont pas d'importance. L'essentiel est de se rappeler de ce qu'il s'est passé. Je me souviens des moindres détails.

???:- Hey ! Vous avez du temps ?

Je me retourne et constate un mec proche des 18 ans, nous sourire :

Bill :-Pourquoi ?

Il s'empresse de me répondre :

Le mec : C'est pour notre lycée, on doit rassembler un maximum de jeunes pour tirer la corde, ca vous tente ?

Je regarde Tom et lui demande :

Bill :- Ca te dis ?

Il hausse les épaules avant de me dire :

Tom :- Pourquoi pas, on n'a rien d'autres à faire de toute façon.

Il se précipite :

Le mec : Ok, alors suivez moi, vous serez dans mon équipe, c'est là bas au centre de la place.

On rejoint le groupe d'une quinzaine de personne qu'il nous désigne et nous faufilons entre deux filles dans celui de droite. Deux mecs sont de cotés, complètement déchainés. Celui de tout à l'heure sort son sifflet de sa poche et s'exclame :

Le mec :- Ok ; dés que je siffle, vous tirez, prêt ?

Il compte jusqu'à trois à voix forte et siffle de toute ses forces. J'ai à peine le temps de constater le nombre de passants qui se sont arrêtés pour nous regarder que la corde se tend d'une traite. Je tire de toutes mes forces. Mes doigts glissent sur la corde rude. J'y enfonce mes ongles et renforce ma poigne. Si nous passons la ligne tracée à la craie, nous avons perdus.

J'entends les cris des deux mecs encourager leurs équipes. Ils sont vraiment à fond. Ils veulent la victoire. Ils crient des « allez », des « vite », des « plus fort ». Oui, ils sont plus qu'entrainés par les jeux. Moi, ca me fait marrer.

Ma main glisse violement. Tom s'en rapproche de moi. Nos adversaires sont beaucoup trop nombreux par rapport à nous. J'ai beau tirer comme pas possible, je vois bien que c'est impossible. Tant pis. Ce n'est pas le drame de l'année nom plus.

On les tire un peu plus vers la ligne. Génial, on a réussit à faire deux pas. Incroyable.

Tom me dit, entre deux rires :

Tom :- C'est trop drôle, on dirait qu'ils jouent leurs vies.

Je rajoute :

Bill :- Ouais, et en plus ils... wouaaaah....

Ils viennent de nous ramener avec violence vers la ligne. Nous sommes à deux pas de la traverser. Tom est maintenant complètement contre moi. Nous sommes d'ailleurs tous emboités.

Je bénis le ciel que la blonde placée devant est plus petite que moi. Contrairement à elle, Tom a presque la même taille que la mienne. Je ne vois que des avantages à ce constat.

Ils nous tirent à nouveau avec puissance. Et moi, je ris. Lui aussi. On est une nouvelle fois emmener en avant. Nous dépassons la ligne, manquant de nous retrouver par terre. On éclate tout deux de rire.

C'était génial.

Le chef de l'équipe adverse est plus que fier. L'autre, salut les membres de la sienne et se retire en feignant de ne pas entendre les cris de victoires.


POV Tom


Wow. C'était trop fort. On aurait dit qu'ils jouaient leurs vies. Et puis, on s'est bien éclaté. On était tous les un écrabouillés sur les autres, mais tout allait bien.

Bill me prend la main et me conduit vers une rue. Je lui demande, me remettant encore de mes émotions :

Tom :- Tu sais où tu vas, au moins ?

Il hausse les épaules et poursuit :

Bill :- Non, mais on ne va pas se rasseoir, si ?

Tom :- Ben non, on va bientôt être assis pendant un moment...


...Trois heures plus tard....

Nous sommes assis au même endroit qu'auparavant, de telle sorte à ce que nous pouvons apercevoir sa mère arriver. On a passé l'après midi à rire. On n'a toujours pas cessé. Bill est d'humeur taquine et câline à la fois. J'ai l'honneur d'en être la victime.

Nous sommes face à face. Ses mains son posés sur mes cuisses. Ses yeux sont encrés dans les miens. Cela fait un bon moment que nous sommes ainsi, à se sourire, à en rire, à se dévorer du regard. Je ne m'en lasse pas.

Une dent passe sur sa lèvre inferieur. La petite étincelle du fond de ses yeux s'accentue. C'est dans ce genre de moment que je me dis que j'ai vraiment de la chance d'être avec lui.

Bill avance légèrement sa tète et caresse ses lèvres aux miennes. Il se retire, le temps que je rouvre mes paupières :

Bill :- Tom, je crois que j'ai trouvé une date ...

Je lui souris. Il n'a pas tardé pour trouver une date adéquate.

Tom :- Dis moi...

Il s'avance vers moi, et me murmure, les yeux dans les yeux :

Bill :-Dimanche prochain.

Je lui demande, en m'approchant un peu plus, virant mes yeux sur ses lèvres :

Tom :- Pourquoi dimanche prochain ? C'est un peu tôt, non ?

Son sourire s'abaisse. Il s'écarte de quelque peu et baisse les paupières.

Bill :- Tom... Je ne vais pas tarder à partir. Tu sais, ma mère a certainement fait son choix aujourd'hui... Une fois qu'il est fait, elle n'attendra pas pour qu'on emménage. De plus, elle commence son nouveau boulot dans moins de deux semaines et je serais désinscris du lycée à la même période...

Je ne pensais pas qu'il déménagerait si tôt. J'avais une idée du jour mais supposait qu'il viendrait dans trois semaines au moins.

Tom :- Ah... Alors, on opte pour dimanche prochain.

Je lui fais un petit sourire forcé. Bill est aussi peiné. J'ai réinstallé le sujet alors qu'on était arrivé à l'oublier pendant quelques heures. Je ne suis vraiment pas doué.

Je remonte ma tète. Je ne m'étais même pas rendu compte qu'elle s'était abaissée. J'ai envie de changer de sujet, comme si de rien était mais me doute qu'il n'appréciera pas. Il m'a déjà expliqué que rien ne servait à contourner le sujet et je suis tout à fait de son avis.

Néanmoins, je n'ai pas envie d'y penser. Je n'y peux rien. J'ai déjà une idée sur mon moral lorsqu'il sera parti, alors je n'ai qu'une volonté : profiter, comme aujourd'hui des deux semaines, tout au plus qu'il nous reste à partager avant que l'on ne se voit que toute les trois semaines.

Bill :- A quoi tu penses ?

Bill s'est écarter de moi mais n'a pas retirer ses mains. Il se doute de ce à quoi je songe.

Pourquoi me le demande t il, alors?

Tom :- A nous, à ton départ...

Auparavant, je ne lui aurais jamais dis de cette manière. Je n'aurais même pas essayé de trouver une meilleure tournure, j'aurais détourné la question. Maintenant que je sais que ce geste l'insupporte, je m'efforce de ne pas le faire.

Ses mains remontent sur mes cuisses, le faisant se rapprocher. Il laisse échapper d'une faible voix :

Bill :- Tom...

Auparavant, je lui aurais conjuré de m'excuser d'avoir abordé le sujet. Je me serais rabattus sur moi-même et m'aurais fait souffrance pour ne pas y réfléchir à nouveau. Maintenant qu'il m'a dis que lorsque j'agis de cette manière, l'envie lui prend de remonter le temps pour m'empêcher de prononcer cette phrase, je préfère tirer un trait sur cette mention.

Tom :- Je ne pensais pas que ce serait si... court, tu vois...

Il soupir :

Bill :- Moi non plus mais c'est ainsi...

Un klaxon résonne dans la rue. On regarde tout deux en direction du lieu où il provenait. . Sa mère nous attend dans sa voiture. Elle est garée sur une mauvaise place et nous montre de la main de nous dépêché. On se lève et la rejoignons à l'arrière.

Bill :- Salut.

J'attache ma ceinture.

Tom :- Bonsoir.

La mère : Bonsoir les garçons...

Je vois la main de Bill chercher la mienne. Je ne lui laisse pas le temps de la trouver pour le faire en premier. On se sourit. On aura beau en parler, rien ne changera à ce qu'il va se passer...

Bill :- Tu as trouvé ?


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Bonsoir (ou bonjour ^_^)

Excusez moi d'avoir posté aussi tard ce chapitre ... ..

et merci pour vos coms

bye =)))



______________________________________*****Jeth*****
# Posté le jeudi 20 novembre 2008 14:47
Modifié le samedi 22 novembre 2008 09:30

Chapitre 43

Chapitre 43




POV Tom


J'appuie sur le bouton vert. La tonalité résonne dans le combiné. Je tombe sur sa messagerie. Je m'en doutais. Je n'ai pas prévu à l'avance ce que j'allais lui dire mais tant pis. J'improviserais. Il vaut mieux qu'elle soit au courant.

Bill dort à poings fermés. Le bip sonore se fait entendre. Il ne faut pas que je le réveille. Je laisse à mis voix sur sa boite vocale :

Tom :- Salut, maman... Je rentre pour demain matin. Excuse-moi de ne pas t'avoir prévenu mais je suis parti en dernière minute. C'était au sujet de Bill et son déménagement. Enfin bon, je t'expliquerais et j'espère que tu comprendras. Sur ce, à demain matin...

Je raccroche et range mon téléphone dans ma poche. Je m'appuie un peu contre la porte et ferme les yeux pour pouvoir partir à mon tour au pays des rêves...


Un bon moment plus tard...


POV Bill


J'entends des voix parler au loin. Une discutions, sans doute. De femmes, entre autre. Je reconnais celle de ma mère ainsi qu'une qui m'est familière. J'essaye de comprendre ce qu'elles disent mais n'y parviens pas. Elles sont beaucoup trop éloignées de moi. J'ouvre les yeux. Elles m'ont réveillé de toute façon.

Je suis encore dans la voiture. Tom est toujours endormi. Je regarde à travers la vitre. La mère de Tom parle avec la miennes. Elles semblent posées, calmes. Rien n'a l'air d'être inquiétant. Tant mieux. Elles ne se sont jamais vraiment parlé mais leurs caractère est si différent que je craignais le pire.

Nous sommes partis alors que la nuit s'apprêtait à tombée. Nous sommes arrivés et l'aube vient de se lever. J'ai envie de sortir de la voiture pour bouger un peu mes jambes engourdies, ou plutôt pour entendre ce qu'elles disent avec plus de distinction. Mais avant de le faire, j'ai besoin d'autre chose.

Je me rapproche de Tom qui est toujours perdu dans ses songes. Je le regarde. Ses paupières sont dilatées. Son visage, détendu. Il semble faire un beau rêve. Il a l'air si paisible ainsi. J'en perdrais presque l'envie de le réveiller...

Ma main longe avec douceur son bras et remonte jusqu'à son cou pour terminer par frôler du bout des doigts sa joue.

Bill :- Tom...

Il penche sa tète de mon coté mais ses paupières restent closes. Il laisse échapper un :

Tom :-Mm...

Je souris. Je gagatise presque devant sa première expression du matin... Je retrace le même chemin qu'auparavant et lui murmure :

Bill :- On est arrivé, lève toi... Ta mère est là.

Il soupir, en se frottant les yeux :

Tom :- Qu'est ce qu'elle veut ?

Il les ouvre et je m'avance vers lui, en le détaillant :

Bill :- Je n'en sais rien, mais ne t'inquiète pas, ca à l'air d'aller...

Sur ces mots, mes lèvres se placent tendrement sur sa bouche pour lui voler un baiser. Je lui souris et lui dit, avant d'ouvrir la porte :

Bill :-Tu viens ? On va voir ce qu'il se passe.

Je ne lui laisse pas le temps de me donner une réponse, me doutant qu'elle serait affirmative et rejoins les deux femmes, discutant toujours entre nos deux maisons.

Bill :-Bonjour...

Tom :-Bonjour...

Elles nous accueillent toutes deux avec un grand sourire. J'aimerais que l'on m'éclaire là... Aux dernières nouvelles, elles n'avaient jamais noué contact et n'en avait pas vu l'intérêt. Par ailleurs, la mère de Tom devrait plutôt être énervée qu'il soit partit en ne la prévenant que très tard par téléphone. Du peu que je connaisse d'elle, elle n'est pas du genre à s'en indifférer.

La mère à Tom :- Bien, Tom, on y va ?

Il hoche la tète, encore surpris du sourire de sa mère, me regarde puis hoche les épaules. Je m'approche de lui et lui colle un baiser contre les lèvres, avant de lui dire :

Bill :-On se voit demain en cours ?

Il hoche la tète et rajoute :

Tom :-Ok.

Après ce mot, il salut ma mère de la main en la remerciant puis repart avec sa mère qui a toujours l'air d'aussi bonne humeur.


Lundi après midi...


POV Tom


Nous sommes assis sur un banc près du parc à coté du lycée. Il est une heure et demie de l'après midi et nous reprenons à deux heures cinq. Je n'ai pas très bien dormis cette nuit. J'ai fait un mauvais rêve. Du moins, je crois. Les seuls images dont je me souviens me donne envie de songer autre chose.

Mais bon, ce n'était qu'un misérable cauchemar...

J'ai questionné ma mère au sujet de sa bonne humeur à mon retour. Elle m'a répondu, d'un ton enjoué qu'elle ne voyait pas pourquoi elle devrait être mécontente de me voir. Je lui ai dis que je pensais qu'elle n'avait pas apprécié que je parte brusquement rejoindre Bill. Elle a approuvé mes paroles. Puis, elle a simplement ajouté que sa mère lui avait expliqué et qu'elle avait tout à fait compris.

Je n'ai pas insisté d'avantage. Si les bonnes paroles de sa mère ont permit d'empêcher un drame familial, tant mieux. Je n'ai pas vraiment besoin que l'on me cri dessus en ce moment. J'ai eu ma dose d'émotions ce weekend.

Je tends ma main pour que Bill me donne ses papiers et jette le tout à la poubelle. Je me rassois .Bill se rapproche de moi et place sa main sur la mienne.

Il me demande :

Bill :- A quoi tu penses ?

J'hoche les épaules, avant de lui répondre :

Tom :- A trop de choses à la fois...

Il m'interroge du regard. Je comble sa question muette.

Tom :- Rien, je me demandais comment ta mère à réussis à empêcher ma mère de péter son câble...

Il hoche les épaules. Lui non plus, n'en a aucune idée. Il n'y a peu être pas d'explication ... Je n'en sais rien. Ce n'est pas important.

Bill :- Tu sais, l'essentiel est que tout s'est bien passé en fin de compte.

J'approuve d'un abaissement de paupières furtif. Il a tout a fait raison. Pourquoi chercher des raisons, alors qu'il n'y a pas de problème ?

Il ne dit plus rien mais me détaille du regard. Ce genre de regard où tout passent...Ce genre de regard auquel on ne peut pas décrocher... Ce genre de regard auquel on a envie de crier « je t'aime »

Je sens sa main lâcher la mienne pour se poser délicatement sous mon menton. Elle dirige ma bouche vers la sienne. Ces derniers se frôlent, se caressent puis se fondent en un baiser.

Il se détache de moi. Nos yeux se rencontrent. Ils se détaillent, comme à chaque fois. Ma main se pose sur son bras et il me prend dans les siens. Nos visages se perdent chacun dans le cou de l'autre. Je respire son odeur. Son souffle ne s'abat que ma peau. J'en frissonne.

Bill :- Tu sens bon...

Je soupir d'aise quand ses lèvres se pose avec délicatesse sur ma nuque. J'adore lorsqu'il est aussi tendre...


POV Bill


Je goutte à cette peau qui m'est offerte avec le plus de sensualité possible. J'ignore si mon sandwich était aphrodisiaque mais j'ai envie de plus de contact, de touché, de sensation enfin bref, de plus que ca...

Sa nuque est victime de mon envie puisque je ne peux rien faire d'avantage. Ma lèvre, ma bouche, ma langue en parcourent la moindre parcelle. Sa main monte sur mon dos, sa tète se relève en un soupir. Mes doigts caressent ses épaules. Pendant ce temps, ma bouche redescend vers son épaule en quelques baisers mouillés. Ma langue trace d'une traite sa clavicule. Un petit cri de la part de Tom démontre sa surprise. Il ne s'était pas habitué à ce rythme...

Je relève ma tète, me faisant me séparé de lui. Je le détaille du regard. Son teint a rosi. Il a aimé, à ce que je vois.

Une légère brise passe. Mes cheveux vont vers l'avant, encadrant mon visage. . Tom pose sa main sur ma cuisse. Il s'avance vers moi et se lèche la lèvre inferieure. Je sais ce qu'il va faire et je m'en languis déjà. Ses yeux sont encrés dans les miens. Je brise le contact en fermant mes paupières.

C'est lorsque sa bouche se scelle à la mienne que j'atterris sur un petit nuage. Cette chaleur humide me procure tant de sensations. C'est dingue. Cette langue se lovant à la mienne me fait tellement frissonner. Tout n'est que douceur, et sensualité. Mmmh... J'en regretterais presque que de mettre séparer de lui pour pouvoir respirer.

Nous sommes si proches que nos nez sont à des poussières de se frôler. Je regarde ses yeux, sa bouche et ses lèvres recouvrent les miennes. Ce geste me glace le sang puis m'apaise lorsque sa langue se glisse à la mienne. Ma main se balade sur sa hanche, le faisant frémir et notre baiser se prolonge...

Je l'achève d'un cou de langue mais en entame un suivant d'une caresse buccale. Je l'embrasse, le rembrasse et le réembrasse à en perdre haleine. Je ne me soucis même plus d'être sensuelle, doux ou même tendre. Je veux seulement réduire au maximum le temps qui sépare nos bouches.

Quand ce n'est pas l'un qui embrasse l'autre, c'est l'autre qui embrasse l'un. Je ne sais même plus qui comme à embrasser qui. A vrai dire, je ne lui laisse pas le temps de décider...

Je le fais se pencher en arrière, jusqu'à que son dos soit contre le bois du banc. Il lève la tète pour m'embrasser mais je le fait bien avant lui. Ses mains se baladent sur mon corps mais pas autant que les miennes. Frissons, empressements, saisissements, sont au rendez vous...

Je ne peux plus retenir mes gémissements. Je n'ai même plus la volonté de le faire. Je n'y pense même plus...

Qu'importe que l'on se trouve à un endroit public à proximité du lycée où beaucoup d'étudiants vont à la pause, qu'importe...

Je m'en indiffère complètement...

Tout ce qui m'intéresse est la pression de sa langue dans ma bouche, me demandant de faire de même ... ses mains caressant mon corps ...

Tout ce que je souhaite est de continuer à longer ses hanches, à lui en donner la chaire de poule...

Tout ce que je désire est de le faire frémir.

Tout ce qui m'importe est que l'on continu...

Les personnes qui passent doivent certainement se demander si nous parvenons encore à respirer. Je souris à cette idée et continue de l'embrasser. Dieu que c'est bon...

Tom :-Bill... Mmmh... Il va falloir y aller...

Je l'embrasse une dernière fois et lui demande, encore allongé sur lui :

Bill :-Pourquoi ? Il est quelle heure ?

Il se redresse, me faisant me séparer de lui de quelque peu, m'embrasse brièvement, puis me dit :

Tom :- Il est pile. La cloche de l'Eglise vient de sonner, tu n'as pas entendu ?

J'hoche la tète. Je n'ai pas fait ce lien logique.


Le soir même, peu de temps avant minuit...


POV Tom


Mon Dieu... Qu'est ce qu'il se passe ?

Je suis allongé sur la terre, au bon milieu d'un champ. Le silence est pesant. Tout est sombre. C'est tout à fait normal, vu l'heure qu'il est.

Je regarde autour de moi : Il n'y a personne. Qui aurait l'idée saugrenue de passer la nuit ici et à ce moment de la journée ? Rien n'éclaire, mis à part le fin croissant de lune à peine distinct du ciel. L'atmosphère est sombre, lugubre. Je me sens mal à l'aise. J'ai envie de partir...

Je ne sais pas pourquoi je suis ici.

Le ciel tremble, puis la terre. Je me lève mais tombe aussitôt. Je regarde mes mains, elles sont pleines de boues....

Mon Dieu... Qu'est ce qu'il se passe ?

« Tut » « tut » « tut »

« Tut » « tut » « tut »

Je me lève en sursaut : Mon Dieu... Ce n'était qu'un mauvais rêve...

Je sors de mon lit et va dans la salle de bain. Je m'appuie sur le rebord du lavabo et me regarde dans la glace. Une bonne douche me fera le plus grand bien. Je me déshabille, et laisse couler le filer d'eau le long de mon corps. Ce cauchemar était vraiment étrange. Je n'y ai rien compris mais en suis encore affolé.

Mais bon... après tout, ce n'était pas de la réalité...

Je sors de la douche, me sèche et m'habille. Je prends mes affaires de cours et descend les escaliers Je saisis une pomme sur la table de la cuisine et salue ma mère avant de partir. Je sonne à la maison de Bill où celui-ci m'accueille d'un petit sourire avant d'aller avec moi vers l'arrêt de bus.

Il suffit de quelques secondes avant que celui-ci pointe le bout de son nez. On s'assit à l'intérieur et le moteur redémarre.

Bill :- Tom, je ne peux que te le dire toute de suite : je connais la date de mon départ...

Mon c½ur loupe un bond. Il m'a dit cette phrase d'une traite, sans chercher à me la dire avec plus de tact. Il sait exactement quand est ce qu'il va partir et malgré la peur que j'ai, la seule chose que je souhaite est de connaitre ce jour. Je sais que ce sera bientôt. Il m'a prévenu. Tout ce que j'espère est qu'il restera un peu plus longtemps qu'il ne l'avait prévu.

J'insiste du regard pour qu'il me le dise. Il prend ma main, me la caresse de son pouce, puis me dit :

Bill :- Ce sera mardi prochain...

J'écarquille les yeux. Je n'ai peu être pas bien compris.

Tom :-Tu veux dire ce mardi là, celui qui vient...

Il hoche la tète. Wow. Dans une semaine, il ne sera plus là. Une semaine. J'en avais prévu deux, comme il me l'avait dis. Je ne m'attendais pas à ce que ce soit si court...

Si je n'ai pas encore réussis à encaisser le choc des deux semaines, je ne vois pas comment je pourrais en supporter la moitié...

Bill :- Oui, Tom, je sais... Moi aussi, je pensais que ce ne serait pas si rapide...Je l'ai appris hier soir, et j'étais plus que surpris...

Sa voix est tremblante. Moi, je n'arrive plus à lui dire quoi que ce soit. Dans sept jours, sept p*tain de jours, dix heures de routes nous séparerons. Il ne m'accompagnera plus au quotidien. Et, même si je sais que l'on se reverra, ce ne sera plus pareil.

Bon sang.

Pourquoi faut-il qu'il s'en aille ? On était si bien. Aucun mot ne peut définir ce que notre relation est. Aucun.

J'ai déjà réfléchis à ce que ma vie va ressemblée lorsqu'il sera parti.

Et je ne veux plus y songer.

Je sens la pression de sa main s'accentuer, et puis, sa voix tremblée :

Bill :- Tom, dis quelque chose...

Je secoue ma tète dans tout les sens et passe devant lui pour descendre à l'arrêt du lycée.

Merde. Toute ma vie va être chamboulée.


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Coucou =)

Que dire de plus que " j'espere que vous avez apprécié... " XD

et ... à la semaine prochaine ^_^


______________________________*****Jeth*****
# Posté le jeudi 27 novembre 2008 15:00
Modifié le mardi 02 décembre 2008 15:20

Chapitre 44

Chapitre 44



POV Bill


Comme chaque mardi matin, nous sommes assis l'un à coté de l'autre, au fond de la salle. Contrairement à d'habitude, on ne se parle pas. Tom semble complètement partit dans ses pensés. Quant à moi, je ne cesse de m'interroger.

C'est malheureux.

J'ai beau avoir été tenu au courant, il y a plusieurs semaines, je n'arrive toujours pas à me faire à cette idée. Je sais, je radote. Mais, plus « le jour j » s'approche, plus c'est difficile.

De plus, Tom a vraiment l'air démoralisé depuis que je lui ai annoncé la nouvelle. Lui non plus, ne s'attendais pas à ce que je parte aussi précipitamment. J'ignore ce qu'il se passe dans son esprit. Je n'ai même pas envie de le savoir. Ce ne doit pas être très joyeux. Non. Il doit se monter la tète et en rajouter plusieurs couches.

On est pitoyable. On devrait profiter des jours qu'il nous reste à passer ensemble. Au lieu de ca, on se morfond et nous rabattons sur nous même. C'est complètement idiot. J'ai beau me dire que j'ai et que j'agis mal mais je n'arrive pas à faire autrement. A vrai dire, je n'ai même pas essayé. Ce me semble si impossible que j'en suis déjà déprimé.

Malgré tout, il faut que je me ressaisisse. Sinon, on va se pourrir. Même si je vais me faire une sacrée violence, il faut que je paraisse fort, au risque de manquer de franchise...

Il n'y a pas d'autres solutions...


« Dring »


La sonnerie de la fin de l'heure vient de retentir. Je n'ai même pas envie de me lever. Si c'est pour afficher nos mines de déterrés dans les couloirs, merci, ca ira. Mais, là non plus, je n'ai pas le choix.

Je range mes affaires pour monter les deux étages. Tom a la tète basse. J'espère que je ne porte pas la même expression du visage.

Il prend son sac et nous sortons de la salle. Il n'est jamais très bavard mais son silence est anormal. Je n'aime pas du tout ca.

Je le stoppe du bras et lui demande :

Bill :- Tom, ca va ?

Il me regarde pour la première fois dans les yeux depuis l'épisode du bus et me répond, presque faussement :

Tom :- Je n'ai pas envie de parler.

Sur ces mots, il passe devant moi. Je le suis, n'ayant pas d'autres choix. J'ai conscience qu'il y a mille excuses pour qu'il réagisse ainsi. Cependant, je ne suis pas d'accord avec son comportement. Et, j'ai moi aussi, ma raison : Je n'y suis pour rien. Il n'a pas le droit de me fuir.

Je marche derrière lui, jusqu'à la salle. La prof n'est pas encore arrivée. Il s'assoit au sol, comme tout le monde. Je fais de même, et le regarde.

Je lui dis, à mis voix, pour que les curieux n'entendent pas :

Bill :- Je sais que tu as besoin de temps, mais on n'en a pas...

Ma phrase ne va pas lui remonter le moral. Je ne suis pas stupide. Mais avant qu'il le soit, il faut d'abord qu'il a une raison de le vouloir. Je ne crois même pas qu'il en a envie. Enfin, je n'en ai aucune idée. Je commence, à mon tour, à me monter la tète. A ce rythme là, nous n'avancerons pas.

Je place ma main sur son genou droit. Je souhaite tout, sauf qu'il souffre. En ce moment, j'ai l'impression que je suis responsable de son état. Je le vois bien. Et ca m'insupporte.

Je dis, comme si ca le ferais changer d'attitude :

Bill :-Tom...

Je le caresse de mon pouce. Je suis en train d'être désespéré. J'ai beau ne pas en avoir la volonté, je n'ai pas assez le moral pour m'en empêcher. J'essaye de lui montrer une façade opposé à celle qui est vraiment.

J'ai du mal à y parvenir.

Tout le monde rentre dans la salle. La prof vient d'arriver. Je laisse tomber pour cette fois ci. Nous parlerons tout à l'heure. Je ne baisse pas les bras.

On s'assoit chacun à notre place respective.
On n'est pas l'un à coté de l'autre pour ce cour.
On a été séparé deux semaines auparavant pour le motif de « perturber la classe ».

On s'était tellement amusé ce jour là...


Une heure plus tard, au début de la récré...


Je rejoins Tom en dehors de la salle. Il faut que l'on discute.

J'ai étudié la situation, en long, en large et en travers, et il n'y a pas d'autre solution. Qu'il le veuille, ou pas, de toute façon il n'a pas le choix. Plus ca s'étendra en durée, moins on avancera.

Je lui dis, avec une pointe d'exigence dans ma voix :

Bill :-Viens, on va en bas, devant la salle : je n'ai pas envie de sortir...

Je n'attends pas qu'il me réponde, afin de ne pas lui laisser le temps de me contredire. On ne sait jamais.

Je trace le couloir à grand pas et l'attend au bout. Je me pose au sol. Il n'y a personne. Parfait. On sera tranquille.

Il se met à coté de moi et regarde le mur d'en face. Il ne me facilite pas la tache.

Je lui dis, sans trop attendre :

Bill :- On y peut rien. Il faut faire avec ...

J'essaye de piéger son regard lorsque sa tète se tourne vers moi. Peine perdue. Il porte cette petite once de tristesse que j'ai du mal à ignorer.

J'enchaine :

Bill :- Je sais, on ne peut même pas essayer de positiver. C'est impossible.

Cette fois ci, je capture son regard. Il ne faut pas que je le lâche. Je ne pourrais pas le lui faire comprendre autrement.

Je continu, en instant sur le dernier mot :

Bill :- La seule chose que l'on peut faire est : profiter du peu de moment qui nous reste à passer ensemble.

Ses yeux sont maintenant complètement encrés aux miens. Ils sont tristes. C'est horrible.

Il me souffle presque :

Tom :-Comment veux tu que je parvienne à sortir ce mardi de mes pensées ?

Je m'approche vers lui et pose mon front sur le sien. Ses questions sont toujours aussi dures à répondre.

Je soupire :

Bill :-Si tu ne tentes pas, tu n'y parviendras pas...

Il poursuit :

Tom :- Je le sais, mais...

Je le coupe :

Bill :- Je t'aiderais, mais promet moi d'essayer.

Il hoche la tète et je pose mes lèvres sur les siennes. Je l'embrasse en surface.

On est un peu dépassé par les événements.

Bill :- On n'évitera pas le sujet, mais on ne s'attardera pas non plus, si tu veux...

Il me dit simplement :

Tom :- Oui...

Il lâche mon regard et me glisse un baiser remplit de tendresse. Cette douce chaleur caresse mes lèvres. C'est si agréable. Au fond de lui, il le savait déjà. Pris par l'émotion, je laisse échapper, une fois que sa bouche s'est séparée de la mienne :

Bill :- Et sache et que je t'aime...

Il ouvre ses yeux, en même temps que les miens. On se détaille. C'est fou le lien qui peut s'établir après ces mots.

Sans les lâcher, il me souffle :

Tom :- Moi aussi...

Il a l'air si sincère. Je souris sans même m'en rendre compte, comme à chaque fois que j'entends ces mots sortir de sa bouche. J'ai envie de le prendre dans mes bras, mais ne veux pas briser le contact qui s'est créé entre nos deux regards.

On est là, à se regarder, sans s'arrêter, et sans s'en lasser. Et c'est si tellement beau... Ce qui se passe entre nous est si fort. C'est un peu bête à dire mai je n'aurais jamais cru que ca m'arriverais un jour.

Tom :- Bill...

Je l'interroge du regard. Il semble vouloir quelque chose...

Tom :- Embrasse-moi...

J'hoche la tète, puis lui murmure, le sourire aux lèvres:

Bill :- Avec le plus d'amour possible...

J'abaisse mes paupières et m'approche doucement de lui. Mon nez frôle celui de Tom le temps d'une seconde. Mon souffle s'abat doucement sur ses lèvres. J'ai envie d'y faire refléter toute la passion que je ressens à son égard. Je vais le faire.

Je comble l'espace séparant nos lèvres d'une caresse douce et tendre. Les miennes touchent en surface, puis plus sincèrement sa bouche, la faisant s'entrouvrir. J'en profite pour y laisser se faufiler ma langue. Cette dernière frôle sa voisine un court instant pour se lover contre elles. Elles dansent, se câlinent, sans se lâcher. Tout n'est que lenteur, et douceur. Bref, tout ce qu'il aime.

Ma main se pose délicatement sur le bas de sa joue. La sienne se pose sur mon coude ; comme pour me dire de continuer. Nos langues se séparent, malgré elles. Nos lèvres ne se lâchent pas. Elles se caressent, nous laissant de temps à autre celui de respirer. Mais il ne dure jamais bien longtemps...

On se détache de quelques peu et nous regardons. Je lâche un instant ses yeux et constate que la totalité de la classe est présente. Tant pis. Ils sont au courant de toute façon. Libre à eux, de penser ce qu'il leurs chantent...

On ne peut pas changer le monde.

Tom :-Qu'est ce qu'il y a ?

Je lui embrasse doucement les lèvres, puis lui répond :

Bill :- Rien d'important. Dis ... je me disais, tu veux venir dormir à la maison ce soir ?

Il soupir, puis dit :

Tom :- Ma mère est là, ce soir et ...

Il s'arrête au beau milieu de sa phrase. Il semble réfléchir. J'insiste :

Bill :-Tom...

Je ne peux pas vraiment exposer d'arguments sinon on va reparler du sujet qui nous fera être négatifs.

Je tente, quand même :

Bill :-C'est une raison de plus pour que tu viennes...

Il sourit de mon insistance, puis me dis, avec un faux air de désespéré :

Tom :- Bon, ok, en espérant que je n'ai pas besoin de chercher de fausses excuses...


Le soir, vers cinq heures...


POV Tom


Je rentre chez moi avec un grand sourire. Il faut que je sois positif pour réussir à convaincre ma mère. A vrai dire, j'ignore si ca m'aidera mais ce qui est sur c'est que ca ne m'empêchera pas.

Je suspens ma veste au porte manteau. Je pose mon sac dans l'entrée et file à la cuisine. Je vais tout de suite le lui demander. Comme ca, au moins, je serais fixé.

Tom :- Salut, maman.

Elle me dit, le bout du stylo dans sa bouche.

La mère : Bonsoir.

Je m'assois à coté d'elle à la table. Elle est en train de faire des mots croisés. Je lui demande, comme si je ne le savais pas :

Tom :- Qu'est ce que tu fais ?

Elle me répond, sans lâcher des yeux son petit carnet :

La mère :- Mots croisés.

J'hésite, mais lui demande quand même. Plus tôt je l'aurais fait, plus tôt j'aurais une réponse.

Logique.

Tom :- Dis, est ce que je peux aller chez Bill, ce soir ?

Elle me répond, lassé:

La mère : -Tu l'invite ou va chez lui en chaque fin de journée sans me demander. Alors pourquoi tu me demandes cette fois ci ? Moyen de transport en mots composé commençant par un « s » et terminant par un « n », tu vois ce que c'est ?

Je trouve immédiatement la réponse. Plus facile, il n'y a pas :

Tom :- Sous marin.

Elle écarquille les yeux.

La mère :- Ah oui, tiens...

Elle n'a pas bien compris ce que je lui demandais. Je n'ai pas été très explicite à vrai dire.

Tom :- Non, mais est ce que je peux dormir et manger chez lui ? Je veux dire...

Elle se refroidit.

La mère :- Heu...

Tom :- S'il te plait...

Elle lève les yeux en l'air avant de soupirer :

La mère :- Ne me fait pas ces yeux là, Tom. Tu sais très bien ce que j'en pense.

Je lui dis, sans même m'en rendre compte :

Tom :-S'il te plait... Bill part dans une semaine et...

Elle me coupe :

La mère :- Je le sais.

Je l'interroge, surpris :

Tom : Comment ca ?

Elle me répond, le plus naturellement possible :

La mère :- La mère de Bill me l'a dit.

Je comprends maintenant pourquoi elle était de bonne humeur lorsque je suis rentrée. Elle est vraiment sadique. Egoïste, elle n'en a rien à faire de mon bonheur.

J'ai envie de lui crier dessus au combien elle me dégoute mais ne le fait pas. Sinon, je peux rêver pour qu'elle me laisse dormir chez lui.

Tom :- Laisse-moi y aller.

La mère :-Tu n'as pas cour demain ?

J'enchéris :

Tom :- Si, mais il ne me reste plus grand-chose à faire...

Je la supplie presque. Elle ne se soucit jamais de mes devoirs. Comme par le plus grand des hasards, ils l'intéressent, tout d'un coup.

Elle ne pense vraiment qu'à elle.

La mère :- Tu es vraiment mordu de lui, toi...

Je ne réponds rien. Je ne sais même pas si sa phrase était sarcastique ou seulement un constat qu'elle venait de faire. Si c'est le deuxième cas, elle est longue à la détente.

Je la supplie :

Tom :- Maman...

La mère : Bon, ok...

Je lui souris et la remercie. Je ne souhaite pas m'énervé avec elle ce soir. Elle pourrait changer d'avis. C'est déjà bien qu'elle me laisse le droit d'y aller. Je peux m'estimer heureux qu'elle soit de bonne humeur.


POV Bill


Bill :-Allo, Georg ? Ecoute j'ai besoin de toi. Attend, je t'explique...

Il me coupe :

Georg :- OOOh Bill !!! Moi aussi, ca me fait plaisir de t'entendre, depuis le temps ? Alors ca va, Comment ca va, la famille les amours ? Ne me demande pas, pour moi, tout est Ok !

Je ris. Mais lui dis, quand même, par pure et fausse fierté :

Bill :-Ah. Ah. Très drôle.


xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

Hey =)

Vous avez aimez?

J'espere.

En tout cas, j'ai aimé l'écrire ^_^

Aucun probleme d'inspiration (ca fait du bien )

Mais plutot un de ne pas savoir où placer toutes les idées qui me viennent en tete xD

Alors, au prochain chap', il y aura toutes les autres idées ...


BREF TOUT VA BIEN


Alors à la semaine prochaine =D

_____


Re edit (et oui, le premier je crois ^_^): [

La suite viendra bientot...

au plus tot ce soir très tard , au plus tard mercredi !!!

Excusez moi mais j' etais malade les 4 premiers jours de la semaine et après je n'étais presque jamais chez moi (et je ne parle meme pas de la tonne de devoirs qui me tombe dessus ce weekend -_-' )

Donc j'essaye de la poster au plus vite ! Le truc, c'est que je n'ai pas envie qu'il soit baclé , non plus ^^

Bye =)/c]


_________________________*****Jeth*****



# Posté le jeudi 04 décembre 2008 16:03
Modifié le dimanche 14 décembre 2008 07:18

Chapitre 45

Chapitre 45
POV Bill

Georg :-Ouais, je sais...

Je soupir :

Bill :- Garde les pieds sur terre, ce n'était pas la blague du siècle ...

Il riposte avec un petit rire :

Georg :- La tienne non plus, Bill...

Je change de sujet. Sinon, on va s'éterniser sur ces sottises.

Bill :-Enfin bref, est ce que tu peux, ne pas venir ce weekend, s'il te plaît ?

Il reste muet à mon manque de tact auquel il est sensé être habitué.

Il ne peut pas s'être vexé pour si peu. Il me connaît et vu le ton de ma voix, il doit se douter que je ne lui demande pas cela sans raison.

Voyant que si je n'enchaine pas, le silence se prolongera, je préfère essayer de me rattraper :

Bill :- Ben oui, vu que...

Il me coupe :

Georg :- Oui, j'ai compris.

Je n'aime pas sa phrase. Elle est froide et l'idée que Georg n'ai pas saisit le pourquoi de ma demande m'insupporte. Je le lui avais donné pourtant.

Je lui dis, pour me rassurer:

Bill :- On se verra samedi prochain, en plus j'habiterais plus près de chez toi...

Il rit :

Georg :- Oui, de toute façon, mais ne t'inquiètes pas, je comprends, c'est tout à fait normal. Je ne dis pas que j'aurais fait pareil, vu que je suis loin d'être à ta place, mais bon.

Ce nigaud n'a rien trouvé de mieux que de me faire croire l'impensable. Il m'a roulé dans la farine. J'ai marché, comme un imbécile. Le pire, est que ca me fait rire. Si ce n'était pas lui, j'aurais pété mon câble, comme je sais si bien le faire.

Je jette un coup d'½il sur la montre de ma chambre. Il n'est pas loin de dix neuf heures. Normalement, Tom arrive dans quelques minutes. Comme je le connais, il sera même là à l'avance. Je l'espère en tout cas.

Je sais qu'il est rentré chez lui il y a moins de deux heures mais je me réjouis vraiment qu'il arrive.

Loin de moi l'attitude d'un romantique...Je ne compte pas jouer au Monopoly lorsqu'il sera là.

Il continue, avec une once de malice dans sa voix :

Georg :- Et qu'as-tu prévu pour dimanche ?

Je pose mon majeur sur ma bouche. Est-ce que je vais le lui révéler ou non ?

Bill :- Et bien...

A vrai dire, mon idée n'est pas bien précise. Je pense avoir trouvé le lieu adéquat, le bon moment mais après... rien de plus. Il faudrait que je m'y mette pour que tout soit prés en temps et en heure sans que cela fasse trop préparé. De plus, je ne suis vraiment pas habitué à organiser ce genre de chose.

Oui, c'est beaucoup trop compliqué pour moi.

Georg :- C'est plutôt : romantique, ou coquin ?

Je m'exclame :

Bill :- Hey !

Pour qui ce prend-t-il ?

Il dit, convaincu :

Georg : Comme je te connais ce sera plus proche du coquin que du romantique !

J'entends ma mère crier en bas de l'escalier que Tom vient d'arriver. Je savais qu'il réussirait à convaincre la sienne de dormir ce soir à la maison.

Je demande à ma mère de le faire monter. Puis, je chuchote à Georg, comme si il pouvait entendre ce que je n'allais pas lui dire :

Bill :- Je te laisse, il est là. Je te raconterais une autre fois.

Il soupire :

Georg : - Bill, t'es saoulant sur ce coup là !

Je ris. J'entends Tom monter les escaliers.

Georg :- Et en plus, ca te fais rire.

Bill :- Je ne te dirais rien si tu continu, petit curieux !

Il toque à la porte. Je lui réponds immédiatement :

Bill :- Entre !

Et puis, j'ajoute à l'égard de mon meilleur ami :

Bill :- Là, je ne peux vraiment pas te le dire. A samedi prochain...

Il rit, à son tour. A vrai dire, il est loin d'être vexé.

Georg :- Ouais. Je t'appelle demain. Tu me diras tout. Salut.

Je raccroche en levant les yeux en l'air. Quand il est en forme, Georg peut vraiment sortir de conneries inimaginables. J'éteins mon téléphone fixe. Mon portable est complètement hors service.

A propos, il faudrait que j'en trouve un autre...

Je le pose sur mon bureau et me dirige vers Tom. Il a l'air content de me voir. Ca tombe bien, c'est réciproque.

Bill :- Salut...

Je le rapproche de moi et l'étreinte furtivement. Il lâche son sac qui tombe sur la moquette.

Je le regarde, puis lui demande :

Bill :- Ca va ?

Il me dit, avec un grand sourire :

Tom :- Oui, très bien. Et toi ?

J'hoche la tète et le reprend dans mes bras. Je calle mon menton sur son épaule et lui chuchote à l'oreille :

Bill :- Je suis heureux que tu sois là...

Il ne me dit rien mais je devine qu'il a sourit. Je me serre à lui et me contente de respirer son odeur. C'est un plaisir simple dont je ne me lasserais jamais...

Il me demande, d'une petite voix amusée:

Tom :- Tu n'aurais pas besoin d'affection, par hasard ?

Je me contente d'hocher la tète et de le mener vers l'arrière. Là, où se trouve mon lit. Il ne dit rien et me suis à mon rythme. A vrai dire, l'affection ne me contentera pas ce soir...

Je le l'emmène lentement jusqu'à ce que mes jambes buttent le bois. Je me sépare un peu de lui. Une distance suffisante pour pouvoir le regarder dans les yeux.

Je m'abaisse pour enfin m'assoir, et le mène sur moi, sans le lâcher des yeux. Nous ne sommes qu'assis mais cette position provoque un petit gène entre nous. J'essayer de l'effacer.

Je le conduit vers la droite, nous faisant presque nous allonger. Je le sens se crisper. Je n'aime pas le sentir aussi tendu mais j'ai envie de jouer...

Je le tire un peu plus et nous nous retrouvons coucher l'un sur l'autre. Moi sous lui. Lui sur moi. C'est étrange. On n'a jamais été comme ca... Enfin, je veux dire, je ne l'ai jamais vu sous cet angle.

Tom :-Euh... Bill...

Je ne le sens pas du tout confiant. Que crois il que je vais lui demander ? J'ai juste envie de voir ce que cette position peut me faire éprouver....

Tout ce que j'en tire est que l'atmosphère est tout autre lorsque les rôles sont inversés.

Ses mains sont moites. Je les sens dans mon dos. Ce n'ai pas dégoutant, non, c'est touchant.

C'est peu être parce que c'est Tom que je le vois ainsi.

Je lui fais constater en posant ma tète sur son épaule :

Bill :-Tom, tu es tout tendu...


POV Tom


Il me dit cette phrase tout en me caressant le dos. Après ce geste, il n'a même plus à ce posé de question....

Je n'ai même pas compris comment on est arrivé à ce stade. Tout s'est passé très vite, sans même que je m'en rende compte. Maintenant que nous sommes dans cette position, le temps passe beaucoup trop lentement. Quand je suis gêné, c'est toujours ainsi que ca se déroule.

Je lui demande, quand ses mains commencent à descendre :

Tom :- Qu'est ... qu'est ce que tu veux ?

Elles remontent. Il veut vraiment me faire tourner en bourrique ou je ne m'appelle pas Tom Kaulitz. En tout cas, sa technique fonctionne à ravir. Il pourrait en être fier. Je ne sais plus où me mettre.

Il me murmure au creux de l'oreille :

Bill :-Rien, je veux seulement voir ce que ca fait...

Je frisonne. Ce qui vient de dire est tout sauf explicite. Il en a conscience. Si on serait dans une autre position, j'aurais réagis d'une toute autre manière. Mais là... je sens plus du gène qu'autre chose.

Tom :- Bill, je ...

Je me stoppe. Ses lèvres viennent de se poser dans mon cou et m'humidifie ma peau. J'en frémis. Sa bouche, caresse en surface chaque parcelle, laissant s'y frôler un petit bout de langue de temps à autres...

Je ne parviens pas à me détendre. C'est encore pire qu'auparavant.

Tom :- Bill... tu ne veux pas que l'on ...

C'est bizarre à dire ainsi mais je ne vois pas d'autres mots.

Tom :- Change de position ?

Je sens le souffle de son nez frôler ma peau et ses lèvres s'abattre plus franchement à leurs taches. Je n'ose imaginer la couleur de ma peau. Une vraie palette. Toutes les nuances de rose et de rouge doivent s'y trouver. Du rose pale, au bordeaux, en passant par l'écarlate et le violet.

Je parle de mon cou, tout comme de mes joues. Ce doit être horrible à voir...

Il me dit, toujours de la même voix :

Bill :- Détends toi, on est habillé, rien ne peu arriver...

Je le contredis :

Tom :- ce n'est pas ca qui va me rassurer...

Il quitte ce qu'il torturait tout à l'heure et m'interroge du regard. Je me sens un peu bête, quand je réponds à sa question muette :

Tom :- Nos vêtements n'ont jamais rien empêché.

Il s'approche de moi et m'embrasse du bout des lèvres. Je me surprends à en frissonner. Je ne comprends pas la raison de ce geste.

Il m'éclaire alors :

Bill :- C'est vrai, mais on ne fera rien tant que tu seras dans cet état, fais moi confiance...

Je lui fais confiance. Probablement plus qu'à ma mère. Ca, il peut en être certain.

Il continue :

Bill :- Quand je te disais que je voulais savoir ce que ca faisait, je parlais tout simplement de te sentir au dessus de moi en t'embrassant, rien de plus. Je sais, je n'ai pas été très clair mais ...

Il rit doucement devant ma tète d'ahuri, puis reprend :

Bill :- C'était trop tentant...

On ne dit rien .On se détaille, comme à chaque fois que Bill avoue ce genre de chose. Les secondes s'écoulent à une lenteur abominable. C'est insupportable. J'en entendrais presque le battement de nos c½urs résonner à contre temps l'un contre l'autre.

Mais là, je n'ai pas vraiment envie de laisser la place au silence.

Je lui dis, hésitant :

Tom :-Alors maintenant, je t'embrasse, et après tu ...

Je sens mes joues rosir et mon ventre se contracté lorsque je lui dis cette phrase. La gène est plus forte que moi. Je n'y peux rien.

Il continue ce que j'avais du mal à demander par moi-même :

Bill :- Oui, et après, je te retourne...

Il me fait l'un de ses sourires en coins qui trahissent ce qu'il attend de moi. Je sens un frisson traverser mon corps, rien qu'à l'idée de ce qu'il va se passer par la suite...

Je me penche vers lui. Il me regarde avec sa petite flamme... Je n'ai pas vraiment l'habitude. J'ai peur que mon manque d'assurance se laisse percevoir. Je devrais me sentir supérieur à lui, mais je crois que c'est peine perdu...

Je fais frôler nos nez. Nos yeux se ferment. Je ne veux pas qu'il ressente mon petit mal aise. A défaut de ne pas être confiant, je ne vais pas en plus le dégouter. Ce serait le bouquet...

Nos lèvres se touchent à peine, pendant que sa main s'affaire à retirer ma casquette. J'avais bien compris qu'il en désirait d'avantage...

Je suis rentré dans sa chambre, il y a de là, une dizaine de minutes. Nous sommes déjà dans cette position ... Je ne peux pas le lui reprocher. Il faut dire que les idées que j'avais en tète rentrant dans sa chambre étaient proches de celle-ci, à ce détail prés.

Nos lèvres se scellent plus franchement, avec la même douceur qu'auparavant. Elles se caressent quelques temps, mais se font bien vite séparer par ma langue. Elle court rejoindre sa partenaire ...se frottant, se lovant, jouant avec elle...

Ma casquette s'abat au sol. Il sourit dans le baiser. Je ne lâche pas sa bouche. J'ai beau ne pas avoir l'habitude d'être au dessus, les sensations que cette position engendre sont plus qu'agréables...

Il retire du bout de ses doigts l'élastique maintenant mes dreads. Elles descendent le long de mon visage, caressant ses joues.

Ses mains descendent et remontent le long de mon dos avec lenteur. J'en frisonne. Ce ne sont pas des caresses, ce ressemblent plus à des demandes.

Je commence à avoir envie de plus que de simples baisers...

Ma main se faufile en dessous de son t-shirt. Il sourit une nouvelle fois. Il a comprit.

Tant mieux.

Mon pouce caresse sa peau tandis que le rythme de nos baisers commence à s'intensifier. A en juger ses frissons, lorsque je remonte le tissus, il a les mêmes plans en tète que moi...

J'hausse le tissus jusqu'à ses bras. Ils les lèvent et sa bouche se sépare de la mienne lorsque son t-shirt disparait de ses épaules.

Il nous fait tourner d'un coup de coude. Je me retrouve en dessous de lui. Il se redresse et s'agenouille sur moi. Il me détaille. L'angle n'est plus du tout le même.

Il se penche vers moi et me murmure, tout en glissant sa main entre mon haut et ma peau :

Bill :- lève les bras...

J'hoche la tète et il me le retire, en se couchant sur moi. Sa virilité cogne contre la mienne. J'en constate que, lui, aussi, n'est pas resté indifférent à cet échange de rôle.

Sa main torture de caresses nos deux corps en longeant, sans cesse, nos torses piégés l'un à l'autre. Je la sens descendre, descendre, de plus en plus bas, en dessous de mon nombril, et ... remonter à la barrière de nos pantalons...

Je sens sa respiration irrégulière frapper la peau de mon cou tandis que sa main se fait vagabonde. C'est presque intenable. Il faut que j'agisse pour cesser cette torture.

Tom :- Bill...

Il continu, en accentuant presque la lenteur.

A ce demandé s'il veut que je sois plus franc...

Tom :- Bill...

Il redresse sa tète et m'interroge du regard. Soit il est dure de la feuille, soit il veut que je sois plus directe...

A court d'idée, de le supplie presque :

Tom :- Mon pantalon...mon caleçon... retire les...

Il me fait un petit sourire en coin puis m'embrasse les lèvres. Je sens le bas de mon ventre durcir lorsque ses doigts déboutonnent mon jean.

J'ignore si c'est mon imagination qui me joue des tours mais ses gestes sont devenus beaucoup trop ...lents et la température de la pièce a beaucoup trop ...augmentée.

Il laisse glisser mon baggy le long de mes jambes et en profite pour ôter mes chaussures et mes chaussettes. Je fais de même avec le reste de ses habits.

Nous sommes maintenant en sous vêtement.

Nous nous fixons. Ses yeux pétillent. J'adore lorsqu'il me regarde de cette manière. J'ai alors vraiment l'impression de compter pour quelqu'un ...

Il s'approche de moi et m'embrasse longuement. J'en reste presque figer tant la sensualité et l'envie résultaient dans celui-ci.

Sa main longe ma hanche, me faisant frissonner, puis se stoppe à la limite de mon boxer. Un doigt s'y faufile. Il me regarde et je l'embrasse à mon tour, le plus torridement possible.

J'en ai envie, c'est clair.

Je me sépare de lui et calle ma tète dans son cou.

Je lui murmure, beaucoup impatient :

Tom :- Continu...

Un deuxième doigt se glisse sous le tissu entrainant celui-ci dans sa chute. Je l'enlève d'un petit coup de pied et pose à mon tour ma main sur son sous vêtement, juste au niveau de sa hanche.

Je le fais glisser le long de ses jambes.

La main de Bill se retrouve entre nos intimités.

Bill :-Han.

Je sens mon sang circuler dans mes veines à ce son. La sensation lui fait concurrence.

Néanmoins, je lui souffle :

Tom :-Retire ta main...

Il frisonne. Il bouge ses doigts avec sensualité. Sa paume glisse contre mon intimité. Je soupir. C'est trop bon.

Bill :- Il faut savoir ce... que tu veux...

Je le supplie presque :

Tom :- Bill...

Je prends son avant bras et retire sa main. Nos sexes se touchent. On gémit en c½ur.

Ses lèvres cherchent les miennes. Elles se retrouvent pendant que sa main descend taquiner mon bas ventre.

Ses doigts s'abaissent, avec lenteur. Nos langues se caressent à la même vitesse. Le bout de son doigt longe ce qui le demande depuis trop de temps.

Ma bouche s'ouvre en grand sous la sensation. C'est trop bon.

Je gémis contre ses lèvres pendant que sa main me fait languir. Je n'en peux plus. J'ai très chaud. Mes mains se retrouvent sur son dos. Je le serre. J'aime le sentir, comme ca, aussi près de moi. Sa main saisit plus franchement mon intimité, me faisant sursauter et crier.

Elle s'active. Je lâche sa bouche. Je n'arrive même plus à l'embrasser. C'est beaucoup trop fort.

Tom :- Han, Bill... Arrête...

Il n'en faut pas plus pour qu'il comprenne le pourquoi du comment de mon ordre. Il le sait très bien. Sa main dénoue les miennes. Nos lèvres se pressent doucement, ce qui contraste avec notre attitude d'il y a quelques secondes.

Mes mains se posent sur ses hanches et je l'embrasse à mon tour avec tendresse, malgré le désir qui coule dans mes veines. J'ai envie de lui mais tient à ce que rien ne soit bestiale. C'est ainsi.

J'ai besoin de lui faire sentir que je l'aime lorsqu'il me fait l'amour.

On se détaille et je me retourne. Je l'entends chercher quelque chose dans le tiroir. Quelques secondes plus tard, il s'appuie doucement sur moi.

Ses mains logent mes bras, me faisant d'avantage frissonner. Maintenant, l'envie prend le dessus.

Je ne désir qu'une seule et même chose : le sentir complètement en moi.

Sa tète s'approche de la mienne. Il m'embrasse doucement la joue et un de ses doigts rentre en moi. Je cherche son autre main et la serre à la mienne. Un deuxième vient le rejoindre.

Un petit cri s'échappe de ma bouche. Il vient de les plier.

Tom :-Ne t'attarde pas...

J'en peux plus. J'ai peur de jouir s'il effectue encore le moindre geste.

Ses doigts se retirent, m'arrachant un deuxième gémissement. Bill ne dit rien. Je n'entends que sa respiration hachée. Je n'ai pas besoin qu'il parle. Tout ce que je souhaite est qu'...

Tom :- Han !

Il vient de rentrer complètement en moi .Il ne bouge plus, maintenant, n'osant rien faire. Il penche sa tète vers mon oreille et me dis :

Bill :- Dé...solé, ca va ?

J'hoche la tète. Je crois que lui aussi, a perdu patience. Ses lèvres se posent dans mon cou et sa main s'attache plus fermement à la mienne pendant qu'il fait le chemin inverse.

J'ai chaud, très chaud, et n'en peux plus.

Il monte et descend en moi. Chaque intrusion est affreusement lente, affreusement lente et sensuelle. J'en veux plus.

Je le veux plus.

Tom :- Bill...

Il rentre en moi un peu plus profondément, en léchant du bout de sa langue un point sensible de mon cou : la limite entre lui et mon menton. Un choc électrique traverse mon corps : voila ce que je désirais.

Je serre ses mains et gémis lorsque ce même geste se répète. Les sensations qu'il transmet sont tellement bonnes ... Je n'ai à peine le temps de m'en remettre qu'il recommence de plus belle.

Bill :- Hann ...

La cadence de ses va et vient augmente. Nos mains glissent et se séparent. Je ne cherche pas à les retrouver et pose les miennes sur ses hanches, nous faisant plus nous rapprocher. Je crois que je ne tiendrais pas plus longtemps...

Ses a- coups s'amplifient .Je le veux, encore plus...

Je le lui fais savoir en appuyant sur sa taille.

Bill :- Mhann, ok ...

Il accélère ses gestes, plus profondément. Mes mains quittent le bas de son dos et s'attachent au drap, comme pour me souvenir de l'endroit où je me trouve. Ma tète s'enfonce dans le cousin. Je vois des petites étoiles, à travers mes paupières closes.

Et, sans même que je m'en rende compte, je m'exclame :

Tom :- Biiiill !

Je me libère contre le matelas. Mon Dieu, c'était trop bon. Je le sens encore venir et aller en moi, m'arrachant encore quelques petits cris. Je redescends quelques peu sur Terre. Mes mains rattrapent le tissu alors que je sens Bill partir dans un autre monde.

Bill :- To...Haan !

Je sens un liquide chaud parcourir mon entre. Son corps se redresse légèrement. Il s'allonge sur le mien, prenant le temps de reprendre son souffle. Il reste un petit moment sur le mien puis bascule sur le coté.

Ses paupières son fermées. Je détaille son visage. Il est tellement angélique après l'amour. Je ne peux m'empêcher de sourire. Je me penche vers lui et embrasse furtivement ses lèvres. Il rouvre les yeux. J'adore l'émotion qu'ils laissent apparaitre.

Il me dit, à mi voix, comme pour ne pas rompre le petit cocon qui s'est brodé autour de nous :

Bill :- Des fois, je me demande...

Il passe une dread derrière mon oreille et me caresse la joue du bout de son doigt. Il semble songeur. Je l'interroge du regard. Il abaisse les paupières comme pour me dire d'oublier sa phrase.

Je crois que j'ai comprit le sujet de ses pensées. Il a raison. Il ne vaut mieux pas que l'on en parle maintenant. On a prévu de se détendre ce soir. Nous avons bien commencé alors pourquoi faudrait-il que l'on s'arrête ici ?

Je lui dis, néanmoins :

Tom :- Tu sais, tu n'es pas le seul à y songer, crois moi.

J'acquiesce d'un hochement de tète.

Bill :- Je le sais. N'en parlons plus. Tu ne veux pas descendre ? L'odeur des croques monsieur arrive jusqu'ici ...

Je me redresse après lui avoir répondu :

Tom :- bonne idée. Je commence à avoir faim.

Il me sourit.

Bill :- Comme ca, on se fera un petit plateau TV, rien que tout les deux...


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HEEEEEY !!!!!!

Voila : chap' bien travaillé et posté !

Ouf ' ca fait du bien , qu'il soit enfin en ligne celui la!!!

Il m'a fait saliver xD

En plus j'avais la creve , donc ce n'etait pas la joie.

Enfin bon je suis bien contente qu'il soit là ( je radotte XD) !

Et merci pour les : 33 com's O_O

Ca fait encore plus plaisir!!!

Franchement.

Alors je vous fais d'énormes bisous et vais me calmer !!!

A la semaine prochaine!

Bye!



___________________________________________*****Jeth*****
# Posté le lundi 15 décembre 2008 14:16
Modifié le lundi 15 décembre 2008 14:35