POV Bill
Je le regarde dans le blanc des yeux. J'essaye d'y connaitre et d'y comprendre la raison de son silence. A vrai dire, il a plus l'air surpris qu'hésitant. Il semble s'interroger sur le pourquoi de ma question. C'est pourtant simple. J'ai envie de l'entendre dire ce qu'il ressent pour être rassurer à ce sujet.
Je suis lassé d'en douter de plus en plus chaque jour.
Nous sommes si près l'un de l'autre. Pourtant, je me sens si loin de lui. C'est comme ci le voir se taire imposait une barrière entre nous.
Il attend que je dise quelque chose mais ce n'est pas à moi que l'on a posé une question. Surtout, une de cette envergure.
Il y a des fois, où j'ai du mal à saisir sa logique.
Je baisse la tète. Je suis désespéré. Il en est incapable. Il faut que je me fasse à cette idée. J'en ai beaucoup trop de mal.
Trop déçu, pour ne pas le lui dire, je laisse échapper, de ma gorge serrée :
Bill :- Tu n'arrives pas à me répondre.
Mes mains ont tremblé pendant que je lui disais cette phrase. Je les serre et relève la tète. Je ne vais pas craquer à nouveau. Je l'ai trop fait ces derniers temps. Je ne suis pas du genre à me montrer aussi faible.
Il secoue la tète. Il n'accepte même pas cette réalité. Il n'est pas capable de me dire s'il m'aime ou non alors qu'il n'y a que ces deux choix là. C'est noir ou blanc et non gris.
Il fuit mon regard, encré dans le sien depuis avant. Je ne veux pas qu'il agisse ainsi.
Il baisse la tète. Je crains le pire. Je sais déjà ce qu'il va dire avant même qu'il ne le fasse. J'ai presque envie de partir, pour ne pas l'entendre. Ce qui m'empêche de le faire est que je n'en peux plus. Je suis lassé d'imaginer ce que je ne veux pas qu'il soit.
Tom :-Non, je n'y parviens pas. Je ne sais pas pourquoi. Tu sais, je ...
« Driiiiing »
Ma mère commence à s'impatienter. On doit avoir plus de quarante minutes de retards. Elle a assez patienté. Moi aussi.
Je redresse de mon doit la tète de Tom Je veux que son regard soit dans le mien lorsque je serais si ce que je crains est la stricte vérité.
Bill :-Maintenant, Tom, tu me le dis. Est-ce que tu ... ?
Il m'interrompt, me criant quasiment dessus :
Tom :-Bill, Tu le sais très bien !
Je le coupe en piégeant son menton entre mes ongles :
Bill :- Non, justement !
Il m'interroge du regard. Je relâche la pression de ma main. Il n'a même pas remarqué mes interrogations, mes doutes, mes peurs, et tout ce qui les accompagnent. Il faut dire que je les ai bien cachées.
Tom :- Bill, Qu'est ce qu'il t'arrive ? Pourquoi me le demandes-tu ? Pourquoi en doutes-tu ? Pourquoi tu ne...
Je le coupe d'avantage, serrant d'avantage mon emprise :
Bill :- Pourquoi ne me le dis tu pas ?
Je le supplie presque. Ma main tremble à nouveau, sans le lâcher. Je suis à la fois énervé et triste. Je lui fais peu être mal mais lui m'en fait dix fois plus. Je fais tout pour ne pas craquer. Merde. Comment se fait t-il que la seule fois ou j'ose croire en une histoire, celle-ci débloque sur toute la ligne ?
Je retire ma main. Je le fixe, les sourcils froncés.
Tom :- Calme toi, Bill. Je t- ...
Une nouvelle fois, je lui coupe la parole :
Bill :- Tais toi, et dis le moi, di moi que tu ne m'aime plus, plus comme avant ! Tu en as enfin l'occasion, profites-en !
Il secoue la tète. Les marques du bout de mes ongles ont abimées sa peau. Je n'en ai rien à faire. Elles partiront de toute façon.
Tom :- Non ! Tu as tout faux ! J'allais te dire le contraire !
Ce qu'il ne comprend pas est que le prétendre et le dire n'a pas du tout la même valeur. Un « Je t'aime » masqué par d'autres mots n'est pas à la hauteur d'un prononcé sans être caché par ceux-ci.
Bill :-Tom, il y a des fois où tu me désespère....
Ces mots sont sortis tous seuls de ma bouche. Je le pense tellement fort que je n'ai pas pu les en empêcher.
Je me rapproche encore plus de lui, avec toujours ce même regard. J'essaye de paraitre fort, mais au fond de moi, c'est loin d'être le cas. J'en envie de pleurer, de crier, tant la tristesse et la haine bouillent en moi.
Tom :- Bill, bien sur que je t'aime, que vas-tu t'imaginer ?
Il souffle, comme pour se donner du courage. Mon c½ur bat à mille à l'heure. Je ne peux pas lui en offrir.
Il reprend :
Tom :-Tu es la première personne qui compte à mes yeux... Je t'aime comme je n'ai jamais aimé personne. J'ignore comment je serais si tu ne serais pas là, si tu ne m'aimerais pas, si ...
Une larme s'écoule, malgré moi. Il l'a vu. Je baisse la tète et me blottis contre Tom. Il n'y en a eu qu'une et elle restera la seule. J'avais seulement besoin de tout évacuer. Tom referme les bras sur moi. Il frisonne. Ma gorge est toujours aussi serrée, mais je suis soulagé.
Tom :-Bill...
Je me sens libéré d'un poids qui pesait de plus en plus sur mes pensées. La main de Tom posée sur mon dos me rassure. Il répète mon nom d'une voix désespérée. Je veux juste qu'il se taise.
Il essaye de m'expliquer pourquoi c'est si dure. Je sais que ca l'est. J'ai tout à fait conscience qu'exprimer ses sentiments, même si ce n'est pas la première fois, n'est pas aussi simple qu'il semble l'être. Dire « Je t'aime » à la personne avec qui l'on se trouve n'est pas une si mince affaire qu'on ne le pense. J'ai pu en faire l'expérience.
Je relève ma tète, me décolle légèrement de lui, et le regarde. S'il savait comme je me sens sur un petit nuage maintenant qu'il me l'a dit. S'il savait comme je l'aime.
Bill :- Je sais, Tom. Ce n'est pas si simple.
Il efface de son doit la trace grise de ma larme. Les yeux qu'il pose sur moi son touchant. Il se met à bafouiller :
Tom :- Je ne comprends pas pourquoi, je n'arrive pas l'expliquer.
Oui. On s'en fout. Maintenant que je suis rassuré. .
Bill :-A défaut de ne pas en comprendre la raison, on pourrait peu être se le dire plus souvent...
Il hoche la tète, avec une espèce de timidité. Je souris et lui dis :
Bill :- Je t'aime plus que tout...
Je me rapproche de lui. Il me sourit. J'arrive à le lui dire maintenant. J'ai envie de le faire s'en m'arrêter, à l'en lasser.
Je m'apprête à lui dire « à toi » mais il le fait bien avant :
Tom :- Je t'aime ...
« Driiiiing » « Driiiiing » « Driiiiing »
Mon sourire s'agrandit. Qu'elle aille se faire voir avec ses sonneries. Je veux juste l'entendre me le répéter, sans m'en lasser :
Bill :-Comment ?
Il lève les yeux en l'air et m'embrasse du bout des lèvres avant de me dire :
Tom :- Fort...
Je l'embrasse en surface, plus qu'heureux ; et lui repose la même question, faisant mine de n'avoir pas bien entendu :
Bill :-Comment ?
Il rit doucement. Il m'embrasse de la même manière qu'auparavant avant de me dire :
Tom :-Toujours aussi fort...
Je ris à mon tour et l'embrasse une nouvelle fois. Je pourrais continuer sans cesse.
Bill :-Co...
Il me coupe :
Tom :-Fort, Bill. Très fort même. Je t'aime très fort...
Je ne peux m'empêcher de sourire. Je place ma main sur le mur, de façon à ce que je sois le plus proche possible de lui. Je me perds dans la couleur de ses yeux. On ne dit rien mais tout y passe. Je sais qu'il n'attend qu'une seule chose : que je me rapproche de lui pour l'embrasser. Moi aussi d'ailleurs.
Avant de faire quoi que ce soit, je lui souffle :
Bill :- Tu as oublié...
Je capture ses lèvres sans dire la suite de ma phrase. J'aime temps leur gout que je ne peux m'empêcher de les savourer. Je laisse ma langue s'y mêler en passant sur ses dents et se faufiler lorsque celles-ci se soulèvent. Elle retrouve sa voisine pour qu'elle puisse se frôler, se toucher, se câliner et enfin se séparer, sentant une dernière fois son souffle frôler mes lèvres. Je frisonne sous la sensation.
Tom :-Qu'est ce que j'ai oublié ?
Mes lèvres s'étirent.
Bill :-Tu vois, je t'ai dis que je t'aimais plus que tout, tu m'a dis que toi aussi, je t'ai demandé de quelle manière, tu m'as embrassé et tu m'a dis « fort », je t'ai embrassé et comme je n'avais pas bien compris...
Il rit. Je continu :
Bill :-Je t'ai demandé de répéter, et puis tu m'a
Il me coupe :
Tom :- Je vois.
J'hausse un sourcil et le provoque du regard avant de lui dire :
Bill :-Alors, qu'est ce que tu attends ?
Il ne dit rien et m'emprisonne les lèvres. Je ferme mes paupières. Cette réponse est la seule que j'attendais. Ma main, auparavant sur le mur, se place sur ses hanches. Les siennes m'encerclent le cou. Ma bouche s'ouvre en un sourire pour laisser passer sa langue. Elle n'attend pas bien longtemps avant de le faire.
???:-Hum !
C'est fou comme il embrasse bien, surtout après ce qu'il vient de se passer. J'hausse, malgré moi mes mains, faisant monter avec le tissus. Je le sens frissonner. Je ne veux pas plus que ce qu'il est en train de me donner mais c'est plus fort que moi. Il le sait très bien.
???:- Vous chercher vachement le portable !
Je me mets à rire contre ses lèvres. Il se retire, gêné. Ma mère se trouve dans l'entrée de la porte, l'air désespéré.
La mère :- Ah les jeunes, de nos jours ! Allez, on y va, on a presqu'une demie heure de retard à cause de vous !
Tom me regarde, et j'éclate de rire. Ca fait du bien. Ma mère lève les yeux en l'air et nous indique du doigt de passer devant elle. On fait ce qu'elle nous indique, sans trop penser à faire le contraire et nous asseyons à l'arrière.
Plusieurs heures de route plus tard ....
POV Tom
Je n'ai aucune idée de l'heure qu'il est. Je pourrais regarder sur la montre de la voiture mais ne le fait pas. J'espère qu'il est plus que midi, sinon je pette une pile. A chaque fois que j'y jette un coup d'½il, je me dis que le temps passe beaucoup trop lentement.
Bill s'est endormis quelques minutes après que nous soyons partis. J'ai fait de même mais me suis réveiller peu de temps après Je ne peux rien faire d'autre que de regarder le paysage défiler. Je n'ai pas vraiment pensé à emmener mon mp3 ou autre chose. Je n'ai sur moi, que mon portable. La musique qu'écoute Bill n'est pas celle que je supporterais pendant des heures.
Il y a un détail auquel je n'ai pas songé dans tout ce chamboulement. Je n'ai pas réfléchis au fait que ma mère se demandera pourquoi je ne suis pas à la maison lorsqu'elle rentrera. Il m'étonnerait beaucoup qu'elle apprécie que je sois parti à l'autre bout du pays sans la tenir au courant, quelque soit le motif. J'ignore si lui dire la vérité est le bon choix. Peu importe, je trouverais bien quelque chose.
Bill :-Mumm...
POV Bill
Je m'étire autant qu'il est permit et me frotte les yeux. Je me sens vraiment mieux maintenant que j'ai dormis. De plus, j'ai fait un rêve vraiment paradisiaque.
Bill :-Tom ?
Il tourne la tète vers moi.
Bill –J'ai dormis combien de temps ?
Il regarde l'heure avant de constater :
Tom :-Ben vu qu'il est deux heures de l'après midi, un bon moment.
Bill :-Et tu as fait quoi pendant tout ce temps ?
Il me fait une grimace qui veut tout dire. En clair, il s'est tordu les doigts pendant toute la durée du trajet. D'un coté, il n'avait rien d'autre à faire.
Tom :-J'ai un peu dormis mais largement moins que toi.
La mère :-Les garçons, vous n'avez pas faim ?
Je regarde Tom qui hoche la tète. Dormir creuse, et nous semblons du même avis.
Bill :-Si.
La mère :-Ok, On s'arrête à la prochaine aire d'autoroute.
Je m'étale de tout mon long sur Tom, la tète sur ses genoux.
Il me regarde avec des yeux écarquillés avant de me dire :
Tom :-Tu n'as pas assez dormis ?
Je lui réponds, d'un ton qui se veut des plus naturels :
Bill :-Si, si...
A ces mots, je me remue tout en le fixant.
Bill :-Je n'ai pas besoin d'avoir de raison pour...
Il secoue sa tète, tout en se précipitant :
Tom :-Oui, oui ca va, j'ai compris !
Je me mets à rire. Je suis d'accord qu'il y a faillit avoir un sens pervers dans ma phrase mais j'allais tout faire pour ne pas le faire transparaitre. Un « me mettre sur toi », un « m'allonger sur toi », et encore moins un « mettre ma tète ici » n'aurait jamais été prononcés.
Il feint de bouder. Sa réaction plus qu'enfantine accroisse mes rires. S'il voyait sa tète, il se dirait qu'il est ridicule. C'est à peine s'il s'en rendait déjà compte.
Tom:-Roof, Bill, ce n'est pas drole.
La mère: Voila, on va quand même se dépêcher, on est plus qu'en retard avec vos histoires.
Elle est stressée. Lorsqu'elle est ainsi, il ne vaut mieux pas lui adresser la parole, surtout si je suis le principal responsable. Elle se gare et sort de la voiture, je me retire de Tom, en lui effleurant du bout du doigt son menton. Je sais qu'il n'est pas vexé. C'est d'ailleurs pour cette raison que je me permets de le taquiner.
Je sors de la voiture et rejoins Tom. Je lui prends la main et lui demande, connaissant déjà la réponse :
Bill :- Vexé ?
Il lève les yeux en l'air, puis me réponds :
Tom :- Tu le sais très bien...
Je me rapproche de lui et lui colle un baisé au coin des lèvres. Je lui fais un énorme sourire et accélère le pas, pour rejoindre ma mère qui doit avoir un pétard dans le cul pour marcher à cette vitesse.
....Au beau milieu de l'après midi...
POV Tom
Bill : Jamais, t'entend : JA-MAIS !!!!
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Coucou !!! !!
Alors, voici un nouveau chapitre ...
Vous aimez ? Vous aimez pas?
Les trois derniers chapitres ne devaient n'en fait qu'un seul ... Bref...
J'arrive pas à faire court !
Enfin, je pense que c'est surtout à cause du sujet de ce chapitre ^_^. Donc je suis désolé pour ceux qui trouvent que l'histoire ne bouge pas mais pour moi , elle néccéssitait d'avancer à cette vitesse.
Le genre de passage qu'on peut pas bacler vite fait bien fait ( bien que je ne l'ai jamais fait ).
Sinon, j'ai calculé et il se trouve que ma fiction comptera encore dans les sept, maximum dix articles ( épilogue y compris ) à venir.
Donc la fin s'approche et tout s'accelera ou se ralentira selon le point de vu (vous verrez déjà ) .
Sur ce,
Bisous!
____________________________________________*****Jeth*****


