POV BILL
Dans les environs de 1h30...
“Don't wanna be an American idiot.
One nation controlled by the media.”
Mais merde, merde, merde ! Il est où ce portable de mes deux?
« Information age of hysteria.
It's calling out to idiot America”
.
Il n'est pas sur ma table de nuit, ni à coté de mon lit...
A mon plus grand étonnement, il n'est pas non plus sous mon pieu...
En plus le volume est à fond ! Dans le genre discret, il y a mieux (-_-)'
« Welcome to a new kind of tension.
All across the alienation.”
Pas sous le lit, pas sur mon bureau, pas sur mon fauteuil...
« Everything isn't meant to be okay.
Television dreams of tomorrow.”
Argh maman vas se lever et sa va être la fête à Billou !
« We're not the ones who're meant to follow.”
Paf ! il est tout simplement branché à son chargeur [>___<].
C'est sur, Il fallait y songer –'
« For that's enough to argue.”
Une seule et même personne peut m'appeler à cette heure. Le seul à qui je ne pourrais pas le lui reprocher. Notre beau et vaillant :
« Fuck, fuck, fuck, fuck america... »
Bill :- Oui !
???: - Qu'est ce qu'il t'arrive Bill ? T'es tout essoufflé, ne me dis pas que ?
C'était couru d'avance...
Pour lui, un souffle saccadé rime indique toujours la même chose.
Il en parle beaucoup mais en reçoit peu, le pauvre chou^___^
Alors il en devient obsédé..
Oui, c'est une étude de cas U___U
Bill :- Je t'arrête tout de suite !
Nan mais ! Quand même !
??? :- Ben quoi ? é_è Je demande ! N'empêche que t'es tout essoufflé U_U
Mais c'est qu'il s'acharne !
Bill :-Tu te fais des films mon pauvre Georg. Je suis tout simplement dans cet état parce qu'un pauvre nigaud de ton espèce a eu la bonne idée de faire sonner mon portable lorsqu'il se trouvait à l'autre bout de ma chambre !!!!
Et vlan !
Georg : -XD t'es grave ! Tu vas me dire que t'es épuisé à cause d'une distance de même pas 10m!
Bill :- Oui ! Oui ! Et oui !
Là je passe légèrement pour un con ... mais bon c'est habituel ! Qu'est ce que je raconte moi encore ? Je suis tout sauf idiot !
Ce que je voulais dire c'est que les conneries sont vite sorties mais rarement voulues...
Pauvre maman à Georg 0__0
Ok je m'enfonce tout seul là ....
Bill :- Et sinon, tu m'appelais à quel sujet ?
Georg : -Sympas !
Rooo bon sa va ce n'était pas méchant. Faut pas tout prendre au pied de la lettre dans la vie, ca laisse des séquelles !
Bon, aller, je vais consoler le pauvre chéri, sinon il va pleurer...
Bill : - Meuh, t' es faché ?
Georg :- FOUI jte boude!
Yeah Georg en mode “ GATOW “ de retour !
Bill :- Bon ben je te laisse alors !
Georg :: - NAAAAAAAAN 0____________0
Bill : - Il faut savoir ce que tu veux !
Georg :- Gnégnégné è_é
On explose de rire.
Des bruits de pas résonnent dans le couloir. Une toux grasse se fait remarquer et un grognement se manifeste...oho é_è
MOMAN EST REVEILLEE
Vais mourir 0.0
SPOARCH !!!!
Onomatopée de porte qui s'ouvre avec vivacité milles excuses je n'ai pas trouvé mieux Xs
???: - Nan mais t'as vu l'heure il est 2h du matin Bill ! C'est Georg je parie ! Raccroche !
(Avec un accent bien allemand)
Aie Aie Aie mes pauvres petites oreilles souffrent. Je les pleins !
Je ronchonne :
Bill : - OK !
J'appuie sur un bouton pour enlever la lumière de l'écran. De cette manière, Georg, est encore en ligne sans que maman s'en aperçoive.
On a toujours procédée de cette manière. Même quand on était petit, avec le téléphone fixe.
Avec lui, j'en ai fais des belles...
Je me demande ce que j'aurais fais s'il ne m'aurait pas parlé il y a une dizaine d'années...
Flasch Back de 11 ans
Je joue avec mes doigts. Je les tortille, les cognent, les enlacent...
Je m'embête. Voilà un bon moment que maman discute avec une dame. Son maquillage et ses habits lui donne une allure sévère .Son rouge à lèvre pétant contraste avec sa peau parsemée de fond de teint.
Elle tient son fils par la main. Il a l'air de s'ennuyer autant que moi...
Moi, je suis assied sur la balançoire. Je ne parviens pas encore à la mettre en mouvement, et sa m'énerve.
Je pousse avec mes petits pieds et étirent au maximum mes jambes. J'essaye avec plus de vivacité mais la puissance du vent s'oppose à la mienne.
Je baisse les bras et pose mes coudes sur mes cuisses. C'est fatigant de lutter pour un but que l'on n'arrive pas à atteindre.
Maman me dit toujours, qu'il faut « persévérer »...
Je ne comprends même pas le sens de ce mot. Elle paraît si sure d'elle lorsqu'elle me fait cette déclaration que je lui donne raison et n'en rajoute pas plus.
Je ne suis plus motivé.
Le petit garçon reste toujours avec sa mère. Il gigote, fronce les sourcils et rouspète :
Le petit garçon :- Dis, maman t'as bientôt finis ?
Elle continu à jacasser avec maman et ne lui répond pas. Il se déhanche et parle très fort en accentuant les « e », à la façon de sa mère. Il faut avouer qu'il est plutôt doué. Ses roulement des « r » sont très réussit. Je laisse même y échapper un pouffement de rire.
A présent, le petit garçon agite l'avant bras de sa mère. Elle s'exclame alors :
La mère :- Attend un peu, Georg, veux tu ?
Il fait une moue de chien battu et ronchonne :
Georg :- Mais je m'ennuie !
La mère : Vas donc chez le fils à madame PFEFFER, il est tout seul
Georg:- Meuh !!! Je n'ai pas envie !
La gentillesse n'est pas sa plus grande qualité à ce que je vois ! De toute manière, je n'ai pas besoin de lui pour m'amuser. Je peux très bien me balancer tout seul.
Je met mes jambes en avant, puis en arrière...
Mais je n'avance même pas....
La mère :- Tu fais comme tu veux, soit tu attends en solitaire, soit tu vas le rejoindre
Il baisse la tête et se dirige vers moi. Il la relève et marmonne :
Georg : - Salut !
Je lui riposte pour montrer mon mécontentement :
Bill : - Salut è_é
Il m'agasse. Il pourrait très bien me parler convenablement. Non mais !
Je ne suis pas un chien ! On ne me gueule pas dessus lorsque ça arrange !
Georg :- Tu fais quoi ?
Je ne lui réponds pas et reprend ma tentative.
Mon cas est désespéré. Dans dix ans, je serais encore au même stade...
Georg: - attend, je vais t'aider !
Fin du Flasch Back
Je me rappelle qu'au bout d'une vingtaine de minutes, mon but était acquis. Je savais enfin me balancer tout seul, comme un grand. J'étais très heureux. Il l'était aussi...
Depuis ce jour, nous avons une relation très importante. Il est mon plus vieil et plus grand ami. Pourtant, au départ, je ne le sentais pas. Il ne souriait pas souvent et ne m'intéressait pas plus que ça...
Il me manque.
Une année sans lui n'est plus inconcevable à mes yeux.
Je n'étais pas avec lui dans mon ancien lycée. Pourtant, on se voyait chaque jour. On s'amusait à chaque fois.
Les pogos à deux dans les couloirs de mon lycée avec la musique à fond, les chansons absurdes que l'on chantait lors de notre voyage en Ireland , les critiques que l'on faisait sur les personnes que l'on apercevait dans la rue, ne sont que de simples exemples de nos délires.
Heureusement qu'il vient ce week end . Sinon, je ne tiendrais pas le coup. Vu la distance qui nous séparent je sais qu'il ne pourra pas venir chaque semaine.
Nos proches pensent qu'à cause d'elle, on s'oubliera très vite. Pour certaines personnes l'amitié n'est pas éternelle. La notre l'est pourtant.
On se le dit souvent. Je lui raconte fréquemment des faits que même ma propre mère n'est pas au courant. Il est mon confident, mon complice et la personne avec qui je délire le plus. Pour être plus simple, il est mon meilleur ami
Ce n'est pas tout ca mais maman m'engueule toujours en attendent... Je regarde mon radio réveil :
Bill :- Maman il est 1h48 !
Maman :- C'est pareil ! Je t'ai déjà dis que...
Et voila c'st repartis pour un tour !
Engueulade, quand tu nous souris...
Je vais tenter d'éviter ce calvaire, mais ce n'est pas du tout cuit !
Tiens tiens, la méthode du « je donne raison à mOman sans me donner tord » pourrait faire l'affaire...
Bill :- Maman, s'il te plaît ! Il est tard, je suis crevé !
Maman :- T'étais pourtant en forme il y a cinq minutes, qu'est ce qu'il s'est passé ? Demain je me réveille à 5h pour le travaille, je n'aurais même pas dormis 3h ! Puisque tu sais bien qu'une fois que je suis réveillé j'ai du mal à me rendormir ! Je te signal simplement que...
Et blablabla et blablabla...
20 MINUTES PLUS TARD
Maman : -Bon ! Il est 2h25, demain je ne chôme pas, bonne nuit !
QUOI ????
Bill :- TU vas me dire que ca fais 20min que tu me gueule dessus ???
CLACK !!!
Pffiouu, je n'en pouvais plus ! Lorsque ma mère est énervée, elle l'est pour de bon !
J'attends quelques minutes pour qu'elle puisse baisser sa garde...
Ma mère est nerveuse depuis qu'on est arrivé dans cette ville. La raison est peu être toute simple, le mal du pays, le stresse ou autre...
C'est tout de même étrange...
En temps normal, elle me casse la tète (pour pas dire autre chose) avec ses histoires de patron. Ah, celui là, ca fait longtemps qu'elle ne m'en a pas parlé ! Pitié fait qu'il soit mort !
Pourquoi ?? Parce qu'il m'insupporte tout simplement !
En à peine deux jours, ma mère a changé de comportement. L'ancien était plus agréable, c'est certain. Je me complique l'existence à faire des thèses sur le pourquoi du comment du comportement étrange de ma mère alors que le pauvre Georg attend, comme un con, au bout du fil !
Bill :-C'est bon, elle a finis !
On pouffe
Georg : -Ah ben enfin !
On explose de rire. J'adore joué derrière le dos des gens et il le sait. Il en est amusé
. Nos rires sont tout saufs discrets. Je crains le retour en force de ma mère !
Maman « au loin » : -Bill, tu dors ! Ou je me fâche
Quand on parle du loup, on en admire le bout de sa queue !
Comme je suis un rebelle, je lui lance avec effronterie :
Bill : - Mais je dors
Maman :- Biiiiillll ! Je me lève, si tu ne cesse pas tes idioties !!!!!!
Kay ! kay ! kay !
Bill : - Bonne nuit !
Georg :- Dors bien
6 h plus tard
POV TOM
Je suis tout compressé dans ce bus ! C'est à peine si j'arrive à respirer !
Heureusement que dans deux arrêts le calvaire sera achevé.
Entre le wesh-service qui écoute « j'aime trop ton boule » à fond, l'idiot qui gueule dans son téléphone par peur qu'on ne l'entende pas et le bébé qui chiale à s'en écorcher la mâchoire, on passe par le gloussement perpétuel des poufs de la fois dernière.
Même si elles ne semblent pas me reconnaitre, je ne leurs adresse pas la parole. Je préfère rester seul. C'est plus distrayant...
Une voix commerciale au départ et robotique à la fin se fait entendre :
<< Prochaine station EN-BRAN-CHE-MENT >>
Je sors du « bus », si on peut le nommé ainsi...
Une personne me donne une tape dans le dos.
??? :- YO MEC !!!!
Voila mon cher ami de tous les jours, j'ai nommé le fabuleux, l'indomptable SMITTH Max !!!! Je tente d'articuler tout en baillant :
Tom : - Salut...
Max : - Ouah, déjà crevé ?
Quoi, ca se voit autant que ca que je me fais chier en sa présence ?
Tom :- Ouais, rien qu'à pensé à la journée qui nous attend !
On arrive devant le lycée. Je m'apprête à poussé la porte...
Max :- Bon, moi je vais fumer, on se rejoint en cour ?
J'hoche la tète et monte les escaliers. Il n'y a personne devant la salle. Les cours ne débutent que dans un bon quart d'heure...
Je colle le dos contre le mur, le glisse et m'assied au sol la tète entre mes jambes.
Je réfléchis sur ma vie .En ce moment, je pense souvent à ma vie d'avant...
Celle que j'avais avant le lycée, avant le collège...
L'époque des bacs à sables, celle de l'école primaire.
Avant.
Tout en tordant l'une de mes dreads , je me rappelle cette époque où tout était simple.
On était tous naïfs. Trop naifs. On rêvait de devenir footballeurs, pompiers, ou même astronautes...
On se faisait confiance, on s'amusait, on se disputait et se réconciliait...
On jouait avec n'importe qui. Le fait que l'on ne le connaissait pas ne nous dérangeait pas le moins du monde. On voulait juste rire, jouer et s'amuser.
Rien de plus...
Maintenant.
Je me leve et pose mes soudes sur le rebord de la fenêtre. Je vois les jeunes de mon lycée.
Je les vois rire, parler, et fumer.
Dehors, les seuls oiseaux qui restent sont les pigeons...
Je me dis parfois que je pourrais agir autrement.
Je me demande comment serait ma vie si j'aurais des amis sincères.
Ceux avec qui tu peux t'amuser et te confier, comme à l'école primaire.
Je ne peux pas compter sur la bande. Ils ne me connaissent pas malgré l'année entière que nous avons déjà passée ensemble. Je regrette de les connaitre.
Il ne m'apporte rien.
DRING !!!!
La sonnerie fatale, c'est de cette manière que tous les élèves appellent cette horreur.
Une journée recommence. Une autre. Elles se ressemblent toutes. On a tous l'air de pions. On se lève, on obéit, on se couche, on accepte, on 'endors, on s'évade, on se réveille on encaisse...
Bill :- Viens, ca à sonné.
Je souffle de lacement et me redresse.
Tom : - J'arrive.
On rentre en classe. Ce matin, on a biologie...
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Oui, je sais à la fin c'est un peu déprime-land ^^.
Alors, l'intrusion de Georg vous plait?
J'espere quand meme que la suite vous a satisfaite !
__________________________________________________***Jeth***


